COVID-19 : la protection vaccinale est-elle sous-optimale en présence d’une hémopathie maligne ?

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À titre d’exception durant cette période de crise sanitaire, certaines des publications mentionnées sont, au moment de la rédaction, encore en phase de prépublication. Elles font actuellement l’objet d’une revue par des pairs et peuvent être soumises à des modifications. Les résultats de cette étude en prépublication doivent être interprétés avec la plus grande prudence.

À retenir

  • Une petite étude suggère que les vaccins contre la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) pourraient ne pas conférer une protection favorable aux patients atteints d’une hémopathie maligne.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les cliniciens qui traitent les hémopathies malignes et d’autres pathologies entraînant une immunodéficience doivent rester conscients de la possibilité d’un échec de la vaccination chez ces patients.

Méthodologie

  • Les réponses des anticorps ont été analysées chez 67 patients atteints d’une hémopathie maligne (leucémie lymphocytaire chronique [LLC], lymphome ou myélome multiple) qui avaient reçu les 2 doses de l’un des vaccins à acide ribonucléique messager (ARNm ; Moderna ou Pfizer).
  • Près de 45 % des patients recevaient un traitement anticancéreux au moment de la vaccination.
  • Le délai médian entre la seconde dose du vaccin et le test de détection des anticorps était de 23 jours.
  • Financement : Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (National Institute of Allergy and Infectious Diseases).

Principaux résultats

  • Dans l’ensemble, 46,3 % des patients présentaient un résultat négatif au test de détection des anticorps après la vaccination.
  • Les patients atteints d’une LLC ont présenté la réponse la moins favorable.
    • Seuls 23 % des patients présentaient des anticorps mesurables, alors même qu’environ 70 % ne recevaient pas un traitement anticancéreux au moment de la vaccination.
  • Les patients plus âgés étaient plus susceptibles que les patients plus jeunes de ne pas présenter de réponse des anticorps après la vaccination.
  • Le sexe, les taux d’IgG, le délai entre la seconde dose et le test de détection des anticorps, et le statut du traitement anticancéreux, n’avaient aucune influence sur la réponse des anticorps après la vaccination.

Limites

  • L’échantillon était de petite taille.