COVID-19 : la présence de lésions myocardiques est inquiétante indépendamment de l’existence ou non d’une MCV

  • Guo T & al.
  • JAMA Cardiol
  • 27 mars 2020

  • Par Emily Willingham, PhD
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Une seconde étude menée en Chine sur le rôle des lésions myocardiques dans les résultats de la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) vient confirmer les données probantes croissantes indiquant qu’il s’agit d’un développement inquiétant chez les patients atteints ou non d’une maladie cardiovasculaire (MCV).
  • Même chez les patients atteints d’une MCV, l’absence de lésions myocardiques est associée à un pronostic « relativement favorable ».

Pourquoi est-ce important ?

  • Les auteurs affirment qu’un « traitement agressif » pourrait être nécessaire pour les patients dont le risque de lésions myocardiques est accru, notamment les patients plus âgés et ceux présentant une MCV.
  • Éditorial : les données probantes confirment un « tableau clinique cohérent » permettant de déterminer les patients qui présentent un risque plus élevé de lésions myocardiques et donc de mortalité.

Principaux résultats

  • Parmi 187 patients hospitalisés atteints du COVID-19 (âge moyen : 58,50 ans), 23 % sont décédés.
  • 27,8 % (52) des patients présentaient des lésions myocardiques, selon les mesures de la troponine T (TnT).
  • Le taux de mortalité était plus élevé, à 59,6 % (31/52), en cas d’augmentation de la TnT qu’en cas de TnT normale (taux de mortalité : 8,9 % ; 12/135).
  • Taux de mortalité :
    • Présence d’une MCV, TnT élevée : 69,44 % (25/36).
    • Absence de MCV, TnT élevée : 37,50 % (6/16).
    • Présence d’une MCV, TnT normale : 13,33 % (4/30).
    • Absence de MCV, TnT normale : 7,62 % (8/105).
  • La TnT a montré une association avec les niveaux de protéine C réactive et de propeptide N-terminal du peptide natriurétique de type B, ce qui suggère fortement l’implication d’une inflammation sévère.
  • Les niveaux de TnT ont également montré une relation inverse avec l’évolution clinique.
  • La mortalité était plus élevée avec l’utilisation d’inhibiteurs du système rénine-angiotensine-aldostérone (36,8 % ; 7/19), comparativement à leur non-utilisation (25,6 % ; 43/168).

Protocole de l’étude

  • Une série de cas rétrospective monocentrique de patients hospitalisés entre le 23 janvier et le 23 février 2020 a été analysée.
  • Financement : gouvernement chinois.

Limites

  • Étude monocentrique, non contrôlée et rétrospective.