COVID-19 : la perte de sommeil et le surmenage sont des facteurs de risque pour les agents de santé

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À retenir

  • Les troubles du sommeil et le surmenage chez les agents de santé en première ligne pourraient être des facteurs de risque pour la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19).

Pourquoi est-ce important ?

  • Les troubles du sommeil et le stress sont associés à un risque accru d’autres maladies infectieuses.

Principaux résultats

  • Après une correction pour prendre en compte les données démographiques, la spécialité exercée, la présence de comorbidités et le surmenage :
    • chaque heure de sommeil nocturne supplémentaire était corrélée à une probabilité 12 % plus faible de contracter le COVID-19 (P = 0,003).
    • Chaque heure de sieste en journée était associée à une probabilité 6 % plus élevée de contracter le COVID-19, mais cette probabilité variait selon les pays.
  • Le fait d’avoir 3 troubles du sommeil (des difficultés à dormir la nuit, une mauvaise continuité du sommeil, une utilisation fréquente de somnifères), par rapport à l’absence de tels troubles, était corrélé avec une probabilité 88 % plus élevée de contracter le COVID-19 :
    • rapport de cotes (RC) de 1,88 (IC à 95 % : 1,17–3,01 ; Ptendance = 0,22).
  • Les agents de santé ayant rapporté un surmenage lié à leur travail quotidien étaient confrontés à :
    • un risque 2,6 fois plus élevé de développer le COVID-19 (P < 0,001 ; les corrections ont inclus le degré d’exposition) ;
    • un risque 2,98 fois plus élevé de présenter des symptômes pendant une plus longue durée (Ptendance = 0,02) ;
    • un risque 3,26 fois plus élevé de présenter des symptômes d’une plus grande sévérité (Ptendance = 0,02).

Méthodologie

  • Une enquête en ligne a été menée dans 6 pays auprès de 2 884 agents de santé en médecine interne, en médecine d’urgence et en soins intensifs, entre juillet et septembre 2020.
  • Les auteurs ont évalué les associations entre le sommeil, le surmenage et le COVID-19.
  • Financement : SurveyHealthcareGlobus.

Limites

  • Biais potentiel d’inclusion et de rappel.