COVID-19 : l’asthme pourrait ne pas constituer un facteur de risque dans le cadre de la forme sévère de la maladie

  • Broadhurst R & al.
  • Ann Am Thorac Soc
  • 31 août 2020

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Les Centres de contrôle et de prévention des maladies des États-Unis (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) ont identifié l’asthme comme un facteur de risque d’hospitalisation pour cause de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19). 
  • Cette analyse de 15 études a cependant découvert une prévalence similaire de l’asthme chez les patients hospitalisés pour cause de COVID-19 et au sein de la population générale dans chaque centre d’étude.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les résultats remettent en question l’idée selon laquelle l’asthme est un facteur de risque d’une forme sévère du COVID-19.
  • Les auteurs formulent l’hypothèse selon laquelle les inhalateurs de corticostéroïdes utilisés pour l’asthme réduisent l’expression du récepteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ECA2), ce qui rend l’entrée du coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SARS-CoV-2) dans les cellules des voies respiratoires plus difficile et fait contrepoids à l’effet compromettant de l’asthme sur les poumons.

Méthodologie

  • Une analyse individuelle et combinée de 15 études (plus de 30 000 participants) a utilisé la méthode de Clopper-Pearson.
  • Séparément, les auteurs ont utilisé une régression logistique multiple pour examiner la prévalence de l’asthme chez 338 patients intubés dans leur centre médical.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • Dans la première analyse des 15 études, une prévalence similaire de l’asthme a été découverte chez les personnes hospitalisées pour cause de COVID-19 et au sein de la population générale de chaque centre.
  • La prévalence combinée de l’asthme dans les 15 études était d’environ 6 %.
    • Ce pourcentage contraste de manière saisissante avec les hospitalisations liées à la grippe, pour lesquelles la prévalence de l’asthme s’élève à plus de 20 %.
  • L’intubation pour cause de COVID-19 n’est pas plus fréquente parmi les asthmatiques que parmi les non-asthmatiques (rapport de cotes [RC] : 0,69 ; P = 0,461).

Limites

  • Étude observationnelle.
  • Étude monocentrique des intubations liées au COVID-19.