COVID-19 : gestion des déchets de tests antigéniques en exercice libéral


  • Serge Cannasse
  • Actualités socio-professionnelles
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L’arrêté du 16 octobre 2020 a donné la possibilité aux médecins, infirmiers et pharmaciens de réaliser des tests antigéniques nasopharyngés de dépistage du SARS-CoV-2 sans ordonnance médicale. Sollicité par la DGS (Direction générale de la santé), le HCSP (Haut Conseil de la santé publique) a émis un avis sur la gestion des déchets occasionnés par la réalisation de ces tests dans un contexte d’exercice libéral.

Le présent article se borne à cet avis, mais il est fortement conseillé au lecteur de se référer au texte du Haut Conseil. D’une part, il donne de précieuses indications sur les conditions de réalisation du test : pour quelles personnes, par qui en dehors des professionnels cités, avec quelle technique de prélèvement. D’autre part, il résume les connaissances actuelles sur la transmission du virus (respiration, contact avec des surfaces contaminées).

La réalisation du test nécessite un écouvillon floqué, un tube d’extraction et une cassette immunochromatographique. Le professionnel qui prélève doit être protégé par un masque adapté, une surblouse, des gants, une charlotte (ou autre couvre-chef), des lunettes de protection ou une visière. 
Après usage, écouvillon, tube d’extraction et cassette immunochromatographique sont des DASRI (déchets d’activité de soins à risque infectieux). Ils doivent être placés dans des emballages de type boîtes et minicollecteurs pour les déchets perforants ou dans des caisses en carton avec sac en plastique (nommées « emballages combinés »).

Les équipements de protection individuels sont éliminés par la filière des ordures ménagères, avec les précautions suivantes :

  • Les placer dans un sac plastique pour ordures ménagères dédié, opaque, disposant d’un système de fermeture fonctionnel (liens traditionnels ou liens coulissants) et d’un volume adapté (30 litres au maximum).

  • Lorsque ce sac plastique est presque plein, le fermer et le placer dans un deuxième sac plastique pour ordures ménagères répondant aux mêmes caractéristiques et qui sera également fermé.

  • Stocker ces sacs pendant 24 heures à température ambiante (ce qui réduit la viabilité du virus sur les matières poreuses), au lieu d’exercice du professionnel.

  • Puis les éliminer par la filière des ordures ménagères.

Le HCSP insiste sur le fait que ces recommandations peuvent être modifiées en fonction de nouvelles données scientifiques et épidémiologiques.