COVID-19 : Feu vert conditionnel de la HAS aux tests antigéniques et aux prélèvements oropharyngés


  • Serge Cannasse
  • Actualités Médicales
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Le test RT-PCR sur prélèvement rhinopharyngé reste la référence diagnostique pour le COVID-19. Mais sa réalisation à grande échelle se heurte actuellement à deux grosses difficultés : les délais pour obtenir un rendez-vous et/ou les résultats sont souvent longs, certaines personnes supportent mal l’introduction de l’écouvillon dans la cavité nasale. Le Haut Conseil de la santé publique a récemment rendu un avis sur les alternatives disponibles (voir Univadis : COVID-19 : Alternatives à la RT-PCR individuelle par prélèvement naso-pharyngé). La Haute Autorité de santé (HAS) s’est prononcée récemment sur deux d’entre elles : les tests antigéniques et les tests RT-PCR sur prélèvements oropharyngés.

Tests antigéniques : oui si performants, chez les patients symptomatiques 

Comme les tests RT-PCR, les tests antigéniques se pratiquent sur prélèvement nasopharyngé, mais ils recherchent une protéine du SARS-CoV-2, et non de l’ADN viral. Bien qu’ils soient un peu moins sensibles, leurs gros avantages sont la rapidité de leur résultat (une trentaine de minutes) et la simplicité de leur réalisation : ils peuvent être effectués comme test d’orientation rapide (TROD) non seulement en laboratoire de biologie médicale, mais aussi en pharmacie, au cabinet du médecin généraliste, etc.

C’est pourquoi la HAS préconise leur déploiement et leur remboursement en diagnostic chez les patients symptomatiques. Avec une restriction : étant très hétérogènes, ils doivent répondre à des seuils minimaux de performance (sensibilité clinique ≥ 80%, spécificité clinique ≥99%). Ces seuils doivent avoir été déterminés sur la base d’une étude clinique comparant le test évalué au test RT-PCR. L’agence ne recommande pas pour l’instant leur utilisation en dépistage.

Tests oropharyngés : oui, quand le prélèvement nasopharyngé est difficile

Le prélèvement nasopharyngé en vue d’un test RT-PCR peut être difficile chez certains patients : jeunes enfants, personnes très âgées, personnes ayant des troubles psychiatriques, personne avec déviation nasale, etc. L’alternative est le prélèvement oropharyngé, par introduction de l’écouvillon au fond de la gorge par voie orale. Chez ces patients, la HAS le préconise pour le dépistage ou la détection des cas contacts asymptomatiques.