COVID-19 et patients atteints de maladies auto-immunes ou auto-inflammatoires


  • Fanny Le Brun
  • Actualités Médicales
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Les patients atteints de maladies auto-immunes ou auto-inflammatoires peuvent se sentir particulièrement vulnérables face à l’épidémie de COVID-19 et se demander s’ils doivent arrêter leurs traitements. C’est pourquoi la Filière de santé des maladies auto-immunes et auto-inflammatoires rares (FAI²R), financée et pilotée par le Ministère chargé de la santé, a émis des recommandations destinées à ces patients. Mises à jour le 26 mars dernier, elles peuvent être amenées à évoluer.

Il est ainsi conseillé aux patients atteints de maladies auto-immunes ou auto-inflammatoires de :

  • Respecter le confinement et les gestes barrières comme tout un chacun.
  • Ne pas arrêter les traitements immunosuppresseurs et biothérapies, sauf en cas de signes d'infection (fièvre, toux, difficultés respiratoires, courbatures...) et uniquement sur avis médical .
  • Ne pas arrêter les corticoïdes (ou la colchicine) en cas de maladies auto-inflammatoires.
  • Ne pas arrêter les traitements par hydroxychloroquine (Plaquenil ® ) ou chloroquine (Nivaquine ® ) en cas de lupus ou autres connectivites. Il est précisé que l’hydroxychloroquine n’est pas un traitement préventif du COVID-19 et que la meilleure prévention actuelle associe confinement et gestes barrières.
  • Ne pas prendre d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ni de corticoïdes pour traiter un accès fébrile ou infectieux car ils sont soupçonnés d’aggraver l’infection au SARS-CoV-2. Le recours au paracétamol doit donc être privilégié dans ce cas.

Les patients sous immunosuppresseurs, biothérapies ou corticoïdes au long cours à des doses supérieures à 10-15 mg/jour doivent être considérés comme plus vulnérables vis-à-vis du COVID-19. Ils doivent rester chez eux autant que possible en demandant à leur entourage de faire leurs courses et doivent limiter les contacts en respectant les gestes barrières. Concernant leur activité professionnelle, si aucune solution de télétravail n’est envisageable, ils doivent être placés en arrêt de travail.

Pour les parents ayant un enfant sous biothérapies ou immunosuppresseurs, il n’est généralement pas nécessaire qu’ils arrêtent leur activité professionnelle mais ils doivent respecter au mieux les gestes barrières. Dans certains cas, le médecin du travail peut être contacté.   

En cas de contact avec un patient positif pour le coronavirus ou ayant des symptômes qui font penser au COVID-19 (toux, fièvre), la marche à suivre est la même que pour la population générale : appeler son médecin traitant ou le numéro de permanence, appeler le 15 uniquement en cas de symptômes graves, gêne respiratoire ou malaise ou si le médecin traitant n’est pas joignable, respecter les gestes barrières vis-à-vis de l’entourage, surveiller sa température 2 fois par jour, etc…