COVID-19 : Des généralistes à l’origine de centres de consultations dédiés aux patients COVID-19


  • Serge Cannasse
  • Actualités Médicales
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Pour éviter que les patients qui en sont indemnes soient contaminés dans les cabinets médicaux par le SARS-CoV-2, l’agent de la pandémie de COVID-19, les médecins généralistes mettent en place des structures d’accueil dédiées, avec la collaboration des ARS (Agences régionales de santé) et de nombreuses municipalités : les centres COVID-19. Dédiés à la consultation de patients suspects COVID-19, leurs objectifs et modalités de fonctionnement sont sensiblement identiques sur tout le territoire.

Leurs objectifs sont triples :

  • Prendre en charge les patients ayant des symptômes évocateurs de COVID-19 dans un cadre sécurisé

  • Permettre la prise en charge des patients non contaminés dans les cabinets de ville et éviter la propagation du virus

  • Créer une interconnexion avec le centre 15 et les services d’accueil d’urgence territoriaux.

Les centres ne sont accessibles que sur rendez-vous, après régulation par le médecin traitant, une association de visite à domicile, les services d’urgence ou le SAMU. Ce ne sont pas des centres de dépistage. En particulier, ne bénéficieront d’un test que les patients symptomatiques répondant aux critères fixés par les autorités de santé (personnes fragiles, femmes enceintes, professionnels de santé, etc).

Il existe deux types de centres :

  • temporaires, créés spécifiquement pour l’épidémie, installés dans des locaux mis à disposition par les municipalités ou adossés à un centre hospitalier ;

  • MSP (maisons de santé pluridisciplinaires), cabinets de groupe, centres de santé, qui se réorganisent en fixant des horaires dédiés ou en réservant une partie de leurs locaux pour ces consultations.

Ces centres sont l’occasion d’une collaboration accrue entre professionnels de santé de différentes disciplines. Ainsi, les infirmiers ont souvent un rôle de tri des patients. Les pharmaciens d’officine sont encouragés par leur Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) à transmettre leurs coordonnées aux centres afin de faciliter la délivrance des médicaments prescrits. Les liens avec l’hôpital se renforcent du fait de la collaboration avec les services d’urgence. Et avec les ARS, sollicitées pour la mise à disposition de matériel.

Ils montrent également la pertinence des MSP et des rares CPTS (communautés professionnelles de territoires de santé), souvent à l’initiative de ces centres du fait de leur habitude de la coordination interprofessionnelle.

Leur nombre augmentant de semaine en semaine, il est quasiment impossible d’en faire un décompte. Au 5 avril, le Moniteur des pharmacies en recensait 140 finalisés ou en cours en Occitanie, 150 en Île-de-France, 73 dans les Pays de la Loire et 10 dans les Hauts de France.