COVID-19 : des données croissantes indiquent une excrétion virale dans les selles, même après des résultats négatifs à des tests d’échantillons respiratoires


  • Jenny Blair, MD
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • De nombreux patients atteints du COVID-19, la maladie causée par le nouveau coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (Severe Acute Respiratory Syndrome Coronavirus 2, SRAS-CoV-2), excrètent des particules du virus dans leurs selles.
  • Ce phénomène intervient chez plus d’un patient sur cinq, même à la suite de résultats négatifs à des tests d’échantillons respiratoires.
  • Les auteurs « recommandent fortement » des tests de réaction en chaîne par polymérase après transcription inverse (Reverse Transcriptase Polymerase Chain Reaction, RT-PCR) en temps réel systématiques pour détecter le SRAS-CoV-2 dans les selles de ces patients, et que les précautions basées sur les modes de transmission continuent à être mises en œuvre dans les cas de résultats positifs aux tests des patients hospitalisés.

Pourquoi est-ce important ?

  • Il se pourrait qu’il faille reconsidérer l’arrêt des précautions visant à prévenir la transmission qui se base sur deux résultats négatifs successifs aux tests d’échantillons respiratoires.

Principaux résultats

  • De l’acide ribonucléique (ARN) viral est apparu dans les selles de 39 patients (53,42 %).
    • 17 patients (23,29 %) ont continué à excréter le virus suite à l’obtention de résultats négatifs quant à la présence du virus dans des échantillons respiratoires.
  • L’âge des patients variait de 10 mois à 78 ans.
  • La durée d’excrétion a varié de 1 à 12 jours.

Protocole de l’étude

  • Sur une période de 2 semaines, les auteurs ont testé de manière répétée les échantillons fécaux de patients hospitalisés atteints d’une maladie respiratoire liée au nouveau coronavirus (n = 73).
  • Critère d’évaluation : la présence d’ARN viral dans les selles.
  • Financement : Fondation nationale des sciences naturelles de Chine.

Limites

  • Seuls les patients hospitalisés ont été testés.

Informations supplémentaires

  • Une étude menée auprès de trois patients sur cinq jours, qui a eu recours à des prélèvements d’échantillons environnementaux sur les surfaces, a également révélé des données probantes indiquant une excrétion fécale du coronavirus. Les résultats ont été publiés dans la revue JAMA.