COVID-19 : des anomalies cardiaques ont été détectées chez des athlètes universitaires en phase de rétablissement

  • JAMA Cardiol

  • Par Emily Willingham, PhD
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • Parmi des athlètes de compétition, 15 % ont des résultats à l’imagerie par résonance magnétique cardiaque (IRMc) qui suggèrent la présence d’une myocardite à la suite de leur rétablissement du COVID-19.
  • Une autre proportion de 30,8 % de ces athlètes présentent des signes de lésions myocardiques antérieures.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les athlètes de compétition atteints de myocardite courent un risque de mort subite cardiaque.
  • Ces auteurs notent que le consensus actuel des experts pour les athlètes se rétablissant du COVID-19 consiste à préconiser un examen cardiaque uniquement chez ceux dont les symptômes persistent après deux semaines.
  • Ces résultats, et d’autres résultats de nature similaire, remettent en question cette recommandation, affirment-ils.

Principaux résultats

  • Les participants étaient 26 athlètes pratiquant des sports de compétition à l’université, 15 d’entre eux étant de sexe masculin.
  • Aucun n’a été hospitalisé ou traité par des antiviraux spécifiques au COVID-19.
  • 26,9 % des patients ont signalé des symptômes légers. Les autres patients étaient asymptomatiques.
  • La plupart des paramètres étaient normaux à l’ECG et à l’IRMc.
  • Aucun des participants n’a présenté de taux accrus de troponine I.
  • Quatre des athlètes masculins avaient cependant des résultats à l’IRMc suggérant une myocardite (œdème tel qu’indiqué par un signal T2 augmenté ; signes de lésions myocardiques).
  • Deux de ces quatre athlètes présentaient également des symptômes légers apparentés au COVID-19.
  • Douze autres athlètes présentaient un rehaussement tardif au gadolinium sur deux segments en moyenne, et 8 de ces athlètes présentaient ce rehaussement sans signal T2 augmenté, ce qui suggère qu’ils avaient subi des lésions myocardiques antérieures.

Méthodologie

  • Les participants étaient des athlètes de l’Université d’État de l’Ohio (Ohio State University) ayant été testés positifs au SARS-CoV-2 durant la période juin-août 2020.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Limites

  • Aucun examen d’imagerie n’a été réalisé initialement et les moments de réalisation des examens d’imagerie ont varié.
  • L’adaptation athlétique est une autre explication à la présence de certaines anomalies.