COVID-19 : acceptation relativement bonne des mesures gouvernementales après le premier confinement


  • Serge Cannasse
  • Actualités socio-professionnelles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Une équipe de chercheurs en économie comportementale (CNRS, Université de Montpellier) a évalué l’acceptation par les Français des mesures gouvernementales prises pour enrayer la pandémie de COVID-19. Entre le 4 et le 16 mai 2020, soit à l’issue du premier confinement, elle a mené une enquête sur internet auprès de 1.154 personnes représentatives de la population française en leur proposant une série de mesures possibles ou déjà prises. Leur travail a été publié dans le Lancet Public Health .

Globalement, il en ressort que « la population française a relativement bien accepté les mesures de restriction qui ont suivi le premier confinement, les vivant certes comme des contraintes, mais également comme un "mal nécessaire", à mettre en perspective avec le risque d’un confinement supplémentaire. » Mais l’acceptation varie en fonction des mesures et selon les sous-groupes.

Le port du masque, les limitations de transports et le suivi numérique, y compris au moyen d’une application sur smartphone, étaient assez bien acceptés. Les fermetures de restaurants et de lieux récréatifs, ainsi que les restrictions « excessives » sur les voyages d’agrément, l’étaient beaucoup moins, cependant sans rejet majoritaire. Il en allait de même pour le port du masque avec la mention « partout ».

Les personnes cliniquement vulnérables, c’est-à-dire celles déclarant souffrir d’une maladie chronique, toléraient mieux le confinement, le port du masque et la fermeture des bars et restaurants, mais avec peu de différence par rapport à la population générale.

Les jeunes de 18 à 24 ans approuvaient très fortement la proposition d’une compensation financière (1.000 euros) pour pallier les contraintes de restriction, contrairement au reste de la population, qui la rejetait massivement. Pour les auteurs de l’enquête, il s’agit d’une piste à suivre pour augmenter l’acceptation des mesures gouvernementales.

Enfin, l’ensemble des enquêtés « percevait de manière très négative » l’éventualité d’un second confinement…