Côte-d’Or : nouvelle campagne de vaccination contre le méningocoque W après 5 cas de méningite dont un mortel


  • Fanny Le Brun
  • Actualités Médicales
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A retenir :

  • En 6 mois, 5 cas d’infections invasives à méningocoque W (dont 1 décès) sont survenus en Côte-d’Or
  • Face à cette situation, une campagne de vaccination contre le méningocoque W vient d’être lancée dans cette zone géographique
  • Elle concerne environ 40 000 jeunes de 17 à 24 ans résidant, étudiant ou travaillant dans les bassins de vie de Dijon et Genlis

Entre décembre 2017 et juin 2018, cinq cas d’infections invasives à méningocoque W (IIM W) sont survenus en Côte-d’Or. Parmi ces cinq cas, quatre ont concerné des jeunes adultes qui résidaient dans les bassins de vie de Dijon et Genlis, l’un d’eux étant décédé.

Face à cette situation, une campagne de vaccination contre le méningocoque W vient d’être lancée dans cette zone géographique. Elle a débuté le 1er octobre et devrait se poursuivre jusqu’en mars 2019. Elle concerne environ 40 000 jeunes de 17 à 24 ans résidant, étudiant ou travaillant dans les bassins de vie de Dijon et Genlis (environ 153 communes). Les vaccins utilisés protègent contre les infections à méningocoques A, C, W, Y et offrent donc une protection plus large que le vaccin contre le méningocoque C actuellement recommandé dans le calendrier vaccinal.

Le campus universitaire de Dijon a déjà connu une telle campagne de vaccination contre le méningocoque W suite à la survenue, fin 2016, de trois cas (dont deux décès) parmi les étudiants. Aucun nouveau cas lié à ce type de méningocoque n’était survenu en Côte-d’Or entre fin décembre 2016 et décembre 2017 mais la situation actuelle montre que cette bactérie continue à circuler dans la population et en particulier chez les jeunes adultes. Dans le secteur géographique constitué des deux bassins de vie de Dijon et Genlis, le taux d’incidence des IIM W est plus de 10 fois supérieur à celui observé dans le reste de la France.

Le sérogroupe W est l’un des moins fréquents en France mais une augmentation du nombre de cas est observée depuis 2015 (de 19 cas en 2014 à 74 cas en 2017). Cette augmentation est essentiellement liée à une souche virulente (« souche UK-2013 ») pour laquelle une proportion importante de décès (32%) a été observée parmi les cas rapportés en France en 2017. Des cas d’IIM W liés à cette souche ont été rapportés dans plusieurs régions mais à ce jour aucun autre foyer de surincidence des IIM W n’a été observé en dehors des bassins de vie de Dijon et Genlis.