COSMOS : efficacité et tolérance du guselkumab chez les patients atteints de rhumatisme psoriasique

  • Coates LC & al.
  • Ann Rheum Dis

  • Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir

Le guselkumab est un inhibiteur sélectif de l’interleukine 23 (IL-23p19). Une étude de phase III a montré que ce traitement améliorait significativement les atteintes articulaires, cutanées et la fonction physique des patients atteints de rhumatisme psoriasique et ayant eu une réponse inadéquate ou une intolérance à un ou plusieurs anti-TNF.

Méthodologie

L’étude de phase III COSMOS, est une étude randomisée, contrôlée versus placebo. Les patients inclus devaient avoir un rhumatisme psoriasique actif défini par ≥3 articulations douloureuses et ≥3 articulations gonflées à l’inclusion et ayant déjà été exposés à 1 ou 2 anti-TNF, arrêtés pour cause de réponse inadéquate (manque d’efficacité ou mauvaise tolérance). Les patients ont reçu du guselkumab 100 mg ou un placebo par voie sous-cutanée à la semaine 0, 4, puis ensuite toutes les 8 semaines jusqu’à la semaine 44. Les patients inclus dans le groupe placebo ont été traités par geselkumab à partir de la semaine 24.

Principaux résultats

Sur les 285 patients randomisés, 52% étaient des femmes, et 88% avaient déjà été traités par un anti-TNF et 12% par deux anti-TNF. L’âge moyen des patients était de 49 ans. Les sous-types de rhumatisme psoriasique les plus fréquents étaient l’arthrite polyarticulaire sans nodules rhumatoïdes et les arthrites périphériques asymétriques. Le diagnostic de rhumatisme psoriasique datait en moyenne de 8,7 ans pour les sujets du groupe placebo et 8,3 ans pour les autres. Le DAS 28 moyen à l’inclusion était de 4,90 dans le groupe guselkumab et 4,57 dans le placebo. 

Au global, 10,4% et 7,9% des sujets respectivement sous guselkumab et placebo, avaient arrêté leur traitement avant la semaine 24. Après ajustement multivarié, le pourcentage de répondeurs ACR20 à 24 semaines était significativement supérieur dans le groupe guselkumab par rapport au groupe placebo (44,4% versus 19,8%). La supériorité du guselkumab a également été démontrée sur les critères secondaires : variation du score de fonction physique (Health Assessment Questionnaire-Disability Index ou HAQ-DI ) à 24 semaines, pourcentage de répondeurs ACR50 à 24 semaines, variation de la qualité de vie (score SF-36), et taux de réponse (mesuré par la surface et de sévérité du psoriasis ou Psoriasis Area and Severity Index-PASI 100 à 24 semaine (indice de surface et de sévérité du psoriasis), chez les patients qui avaient une surface corporelle atteinte ≥3% et un score d’évaluation globale du psoriasis par l’investigateur ou IGA≥2 (léger) à l’inclusion. Les infections ont été les effets indésirables les plus fréquemment rapportés dans chacun des deux groupes (17,1% dans le groupe guselkumab et 17,7% dans le groupe placebo).

Des effets indésirables graves et des infections graves sont survenus respectivement chez 3,7% et 0,5% des sujets sous traitement actif et 3,1% et 0% sous placebo. À la 56e semaine, le profil de tolérance du guselkumab était similaire à celui observé à la 24e semaine. Aucune infection opportuniste n’a été rapportée au cours de l’étude.