Congrès 2016 sur les cancers gastro-intestinaux : un nouveau traitement par hormonothérapie ciblée combinée à une radiothérapie ralentit la croissance des tumeurs neuroendocriniennes de l’intestin moyen

L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. Inscrivez-vous gratuitement

Les premiers résultats de l’étude NETTER-1 de phase III menée sur des patients préalablement traités pour des tumeurs neuroendocriniennes avancées de l’intestin moyen montrent qu’un nouveau traitement au lutécium (177Lu)-DOTATATE (Lutathera) pourrait ralentir la croissance tumorale de manière substantielle. Les patients traités par le médicament expérimental avaient un risque inférieur de 79 % de progression de la maladie ou de décès, par rapport aux patients traités par l’octréotide LAR (Sandostatin LAR) à raison de 60 mg toutes les 4 semaines. L’étude a été présentée par Strosberg et coll. lors du Congrès 2016 sur les cancers gastro-intestinaux qui s’est tenu à San Francisco (Résumé 194).1

« Nos résultats indiquent que Lutathera semble être une option thérapeutique sûre et efficace. En moyenne, les tumeurs ont répondu au médicament pendant plusieurs années avant d’entrer à nouveau en croissance » explique l’auteur principal de l’étude, le Dr Jonathan R. Strosberg (MD), oncologue médical au Centre de lutte contre le cancer Moffitt. « Le nouveau traitement est également plus pratique, puisqu’il ne nécessite que quatre traitements, contrairement aux médicaments que les patients doivent prendre quotidiennement sur de longues périodes. »

177Lu-DOTATATE appartient à une nouvelle classe de médicaments appelée traitement radionucléide par récepteur de peptide, qui associe l’hormonothérapie et la radiothérapie. Dans le cas de 177Lu-DOTATATE, un analogue de la somatostatine est lié à une molécule radioactive, permettant la délivrance ciblée de rayons détruisant les cellules cancéreuses.

La plupart des patients atteints de tumeurs neuroendocriniennes de l’intestin moyen métastatiques (c’est-à-dire, celles qui commencent dans l’intestin grêle et le côlon proximal) reçoivent une hormonothérapie avec un analogue de la somatostatine, tel que l’octréotide ou le lanréotide (Somatuline)....