Conflit fémoro-acétabulaire : chirurgie ou physiothérapie ?

  • Palmer AJR & al.
  • BMJ
  • 7 févr. 2019

  • Par Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir 

Une étude randomisée vient de montrer que la chirurgie par arthroscopie est supérieure à un programme adapté et personnalisé de physiothérapie et de modification des activités chez des patients présentant un conflit fémoro-acétabulaire, en ce qui concerne l’amélioration des symptômes. La différence entre ces deux techniques s’est révélée statistiquement significative et cliniquement importante.

Pourquoi cette étude a-t-elle été menée ?

Si un cinquième de la population générale présente un conflit fémoro-acétabulaire, moins de 25% des individus concernés en souffrent ou développent de l’arthrose. En revanche, jusqu’à 50% des cas d’arthrose de la hanche seraient consécutifs à un conflit fémoro-acétabulaire. Le traitement de ce conflit est controversé, car si la physiothérapie et la chirurgie par arthroscopie améliorent la symptomatologie, la supériorité de l’une par rapport à l’autre restait à démontrer.

Méthodologie

Les sujets ont été randomisés en deux groupes parallèles (évaluation en aveugle). Les participants du groupe physiothérapie ont reçu un programme spécifique et adapté individuellement (maximum 8 séances de physiothérapie sur 5 mois) mettant l’accent sur l’amélioration de la stabilité. Le critère principal d’évaluation était le score moyen d’évaluation de l’impact des activités de la vie quotidienne sur la hanche (score HOS ADL côté de 0 à 100, 100 indiquant le meilleur résultat).

Principaux résultats

Les analyses ont concerné 100 sujets inclus dans le groupe chirurgie de la hanche et 88 dans le groupe programme de physiothérapie et modification des activités. Le délai moyen du traitement post-randomisation était de 44 jours pour le programme de physiothérapie et de 86 jours pour l’arthroscopie. 

Huit mois après la randomisation, l'amélioration de l'impact des activités de la vie quotidienne sur la hanche était supérieure dans le groupe chirurgie que dans le groupe physiothérapie (score HOS ADL 78,4 vs 69,2). Après ajustement sur le score HOS ADL à l’inclusion, l’âge, le sexe et le centre de suivi, le score moyen HOS ADL était toujours supérieur de 10 points dans le groupe arthroscopie (13,6 vs 6,4, p87 points) était retrouvé chez 48% des sujets ayant bénéficié de l’arthroscopie contre seulement 19% des sujets de l’autre groupe.

Aucun événement indésirable grave n’est survenu dans les deux groupes.

Principales limitations

La plupart des sujets ont été inclus par le centre coordinateur.