Conférence de l’ESMO sur le cancer du sein : la désescalade thérapeutique


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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La survie globale (SG) à deux ans n’est pas réduite par l’omission de la chimiothérapie dès le traitement de première intention des patientes atteintes d’un cancer métastatique du sein (CMS) à récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (Human Epidermal Growth Factor Receptor 2, HER2) positif, qui reçoivent un traitement anti-HER2 double suivi de trastuzumab emtansine (T-DM1). Tel est le résultat d’une étude qui a été présentée la semaine dernière, à l’occasion du congrès inaugural de la Société européenne d’oncologie médicale (European Society for Medical Oncology, ESMO) portant sur le cancer du sein, en Allemagne.

L’essai de phase II PERNETTA a affecté de manière aléatoire 210 patientes atteintes d’un CMS HER2+ pour recevoir du pertuzumab (P) associé à du trastuzumab (T) seul (bras A) ou l’association P + T combinée à du paclitaxel ou de la vinorelbine hebdomadaire (bras B), suivi d’un traitement d’entretien par P + T jusqu’à la progression de la maladie. Après une progression de la maladie, du T-DM1 a été administré en tant que traitement de seconde intention dans les deux bras.

La survie sans progression (SSP) après le traitement de première intention a été de 8,4 mois avec les anticorps seuls et de 23,3 mois avec les anticorps associés à la chimiothérapie. Le taux de SG à 2 ans s’est cependant révélé similaire dans les deux bras de traitement en atteignant 76,2 %.

Les effets secondaires ont été moins fréquemment observés dans le bras sans chimiothérapie, même si la qualité de vie (QdV) était similaire durant le traitement de première intention dans les deux bras.

Dans le cadre du traitement de première intention, les changements par rapport à l’inclusion ont consisté en de faibles améliorations de la QdV (scores de synthèse de l’outil d’évaluation NFBSI-16) dans le bras A, tandis que les scores de la QdV sont restés stables dans le bras B. Les patients du bras B ont rapporté un fardeau thérapeutique plus élevé durant les six premiers mois, mais pas par la suite.