Comparaison du risque de fracture après le bypass gastrique Roux-en-Y et la pose d’un anneau gastrique


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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De nouvelles données probantes suggèrent que le risque de fracture non vertébrale est significativement plus élevé avec le bypass gastrique Roux-en-Y (BGRY), comparativement à la pose d’un anneau gastrique ajustable (AGA).

L’étude, publiée dans la revue JAMA Surgery, a comparé les données de demandes de remboursement entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2014, pour une population d’adultes américains présentant une obésité sévère et ayant fait l’objet d’un BGRY (n = 29 624) ou de la pose d’un AGA (n = 12 721).

Au cours d’une durée de suivi moyenne de 3,5 ans, 658 fractures non vertébrales ont été signalées. Le risque de fracture s’est avéré être 73 % plus élevé après un BGRY, comparativement à la pose d’un AGA (rapport de risque instantané [RRI] : 1,73 ; IC à 95 % : 1,45–2,08), après un ajustement pour prendre en compte de multiples variables.

Des analyses selon les emplacements spécifiques ont révélé un risque accru de fracture de la hanche (RRI : 2,81 ; IC à 95 % : 1,82–4,49), du poignet (RRI : 1,70 ; IC à 95 % : 1,33–2,14) et du pelvis (RRI : 1,48 ; IC à 95 % : 1,08–2,07) chez les patients faisant l’objet d’un BGRY.

Aucune association significative n’a été identifiée entre le risque de fracture et l’âge, le sexe, l’origine ethnique ou le statut diabétique. Les schémas du risque de fracture étaient similaires chez les patients de 65 ans et plus et chez les adultes plus jeunes.

Les auteurs ont déclaré : « Bien que la chirurgie bariatrique soit associée à une myriade de bénéfices de santé, l’augmentation du risque de fracture est un facteur qu’il est essentiel d’aborder avec les patients souhaitant faire l’objet d’un BGRY, et une prise en charge agressive de la santé osseuse (par ex., par l’évaluation de la densité osseuse par imagerie, la supplémentation en calcium et en vitamine D, et l’activité physique) est justifiée. »