Comment diagnostiquer précocement une cardiomyopathie diabétique ?


  • Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir 

Une étude menée au centre hospitalier d’Avignon a évalué l’association entre le tissu adipeux épicardique (TAE) et la cardiomyopathie diabétique infraclinique débutante.

Les résultats montrent que si aucune différence n’est notée en termes de fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG) ou de masse indexée, les sujets diabétiques de type 2, mal équilibrés, auraient cependant un TAE significativement plus important (p

Par ailleurs, la mise en exergue de la relation entre le TAE et le SLG montre qu’il serait intéressant de pouvoir stratifier simplement les patients afin de proposer une stratégie thérapeutique précoce et intensive à ceux qui présentent une cardiomyopathie diabétique débutante. Cette stratégie pourrait ralentir la progression vers l’insuffisance cardiaque, même s’il faut tenir compte d’une variabilité interindividuelle.

Pourquoi cette étude a-t-elle été menée ?

Le diabète et l’obésité coexistent fréquemment, et exposent les patients concernés à un risque d’événement cardiovasculaire plus élevé. Les auteurs de cette étude ont tenté de mettre en évidence des anomalies structurelles et fonctionnelles présentes à un stade précoce, infraclinique et facilement identifiables. 

Méthodologie

Étude prospective menée sur 22 patients diabétiques de type 2 mal équilibrés (HbA1c >7,5%) et ne présentant pas de coronaropathie (diagnostic attesté par examens) appariés sur le sexe à 22 sujets témoins. Les mesures de différents paramètres échocardiographiques dont le strain et l’épaisseur du TAE ont été réalisées. L’obésité sévère, l’insulinothérapie et la fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG)

Principaux résultats

Par rapport aux sujets témoins, les sujets diabétiques étaient légèrement plus âgés (57 ans vs 51 ans), et leur IMC et leur tour de taille moyens significativement supérieurs. Le taux de triglycérides était plus élevé chez les diabétiques, mais le taux de cholestérol total plus faible en raison d’une réduction du taux d’HDL. La glycémie à jeun, l’HbA1c, l’insuline, l’HOMA-IR et le taux de CRPus étaient significativement plus élevés chez les sujets diabétiques que chez les sujets témoins.

Si les dimensions internes du ventricule gauche ne différaient pas entre les deux groupes, en revanche, les épaisseurs de la paroi diastolique étaient significativement augmentées chez les sujets diabétiques. 

Une dysfonction diastolique globale était plus souvent présente chez les sujets diabétiques. Le TAE était augmenté de 54% chez les sujets diabétiques par rapport aux sujets témoins (3,0 vs 8,7, pstrain longitudinal global au repos était significativement plus bas chez les sujets diabétiques que chez les témoins (-22,3 vs -18,8, p

Principale limitation

Cette étude a été menée sur un très faible échantillon.