Combien d’années une arthroplastie de hanche dure-t-elle ?

  • Evans JT & al.
  • Lancet
  • 16 févr. 2019

  • Par Caroline Guignot
  • Résumé d’articles
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À retenir

Chez les sujets arthrosiques, plusieurs évènements peuvent nécessiter la reprise chirurgicale d’arthroplastie de la hanche : infection, dislocation, douleur, fracture… étant donné le nombre important de ces opérations menées annuellement et le vieillissement de la population, il est important de disposer d’une estimation de la longévité de la prothèse primaire.

Une méta-menée conduite à partir de données de registres et de séries de cas anglophones publiées dans la littérature jusqu’en 2017 apporte une réponse. Elle intégrait toutes les causes de révision possibles.

Au total, l’étude a inclus 44 études de cas, soit 13.212 patients suivis 15 à 40 ans. Toutes n’avaient pas rapporté des durées de suivi similaires et la qualité des données était faible pour la plupart. Ces données poolées ont permis d’établir une survie prothétique globale de 87,9% [87,2-88,5] à 15 ans, de 78,8% [77,8–79,9] à 20 ans et de 77,6% [76,0–79,2] à 25 ans.

Parallèlement, 92 études de registre ont été identifiées dans le cadre de cette méta-analyse : elles ont permis d’établir une survie globale de 89,4% [89,2–89,6], 70,2% [69,7–70,7] et 57,9% [57,1–58,7] à 15, 20 et 25 ans.

Si une concordance des données issues des séries de cas et des registres est observée à 15 ans de suivi, de réelles différences apparaissent au-delà : les auteurs rappellent que les séries de cas sont sujettes à un plus grand risque de biais d’une manière générale, et que celles incluses dans ce travail présentaient des taux de pertes de vue hétérogènes et parfois élevés.

Les auteurs rappellent également que la nécessité d’une révision chirurgicale est influencée par l’âge du patient, les plus âgés ayant une probabilité plus forte de survie prothétique. Ce paramètre joue sans doute un rôle dans le décrochement du taux de survie à 20 et 25 ans observé dans les études de registre.

Principales limitations

Les données n’ont pu être ajustées sur des facteurs potentiellement influants comme l’âge ou le sexe des sujets.