Co-infection par le VIH et le VHC : une consommation élevée de café a un effet protecteur sur la mortalité toutes causes confondues

  • Univadis
  • content_folder.medical_news_elsevier_global.label
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Contexte et objectifs : Le café possède des propriétés anti-inflammatoires et hépatoprotectrices. Au sein de la population générale, la consommation de ≥ 3 tasses de café/jour a été associée à une diminution de 14 % du risque de mortalité toutes causes confondues. L’objectif de cette étude était d’évaluer le lien entre la consommation de café et le risque de mortalité toutes causes confondues chez les patients co-infectés par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et le virus de l’hépatite C (VHC).

Méthodes : La CO13 HEPAVIH de l’ANRS est une cohorte à l’échelle de la nation française de patients co-infectés par le VIH et le VHC recueillant à la fois des données médicales et des données psychosociales/comportementales (questionnaires auto-administrés annuels). Nous avons utilisé des modèles à risques proportionnels de Cox pour estimer l’effet d’une consommation élevée de café (≥ 3 tasses/jour) en référence sur la mortalité toutes causes confondues au cours du suivi de cinq ans de la cohorte.

Résultats : Au cours d’un suivi médian [intervalle interquartile] de 5,0 [3,9–5,9] ans, 77 décès se sont produits parmi les 1 028 patients éligibles (taux de mortalité 1,64/100 personnes-années ; intervalle de confiance [IC] à 95 %, 1,31–2,05). Les principales causes de décès étaient des maladies liées au VHC (n = 33, 43 %), des cancers non liés au SIDA/à l’infection au VHC (n = 9, 12 %) et le SIDA (n = 8, 10 %). Lors de la première visite disponible, 26,6 % des patients rapportaient une consommation élevée de café. Une consommation élevée de café en référence a été associée à une diminution de 50 % du risque
de mortalité toutes causes confondues (risque relatif, 0,5 ; IC, 0,3–0,9 ; p = 0,032), après ajustement pour le sexe et les facteurs psychosociaux, comportementaux et cliniques variant dans le temps.

Conclusions : Le fait de boire trois tasses de café ou plus par jour diminue de moitié le risque de mortalité toutes causes confondues chez les patients co-infectés par le VIH et le VHC. Les bénéfices d’extraits de café et de l’apport d’autres composés anti-inflammatoires en compléments alimentaires doivent être évalués dans cette population.