Cigarette électronique : ne pas confondre contenant et contenu !


  • Serge Cannasse
  • Actualités Médicales
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L’Académie nationale de médecine a pris fermement position contre la campagne de dénigrement de la cigarette électronique. Pour elle, la méfiance est alimentée par l’épidémie soudaine de pathologies pulmonaires en lien avec son usage, mais localisée aux États-Unis (2.200 personnes atteintes, 42 décès), à la qualification « d’indiscutablement nocive » à son égard émise par l’OMS (Organisation mondiale de la santé), « sans arguments ». Elle rappelle que l’épidémie américaine est due principalement à un détournement d’usage : c’est le contenu (produits divers, dont essentiellement du cannabis à forte dose – notre de l’auteur de l’article) qui est nocif, pas le contenant ! Elle met en cause la réglementation américaine, dont l’insuffisance sur le sujet est également responsable de la crise des opioïdes (utilisés massivement aux États-Unis, avec ou sans prescription).

Elle souligne qu’en revanche, en France et en Europe, la réglementation a permis la baisse de la consommation globale de nicotine chez les jeunes (tabac et cigarette électronique). L’Académie rappelle que la « vaporette » est bien moins dangereuse que la cigarette et que depuis 2016, la Haute Autorité de santé la considère même comme « une aide pour arrêter ou réduire la consommation de tabac des fumeurs. » Santé publique France estime qu’au moins 700.000 fumeurs ont arrêté grâce à elle. Il ne faut donc pas décourager les fumeurs qui veulent passer à la cigarette électronique, bien au contraire !