Chirurgie mammaire reconstructrice : aucun lien n’a été observé entre la greffe de graisse et la récidive du cancer à 5 ans dans une étude néerlandaise

  • JAMA Surg

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • La chirurgie mammaire reconstructrice par transfert de graisse autologue (TGA, également appelé « greffe de graisse »), dans laquelle la graisse liposucée des patientes est utilisée pour combler la déformation laissée par la chirurgie du cancer du sein, n’est pas associée à la récidive locorégionale à cinq ans, par rapport à la chirurgie mammaire reconstructrice conventionnelle ou à l’absence de cette chirurgie.

Pourquoi est-ce important ?

  • Ces résultats à cinq ans confirment la sécurité oncologique observée dans des études à court terme antérieures.
  • Un commentaire invité considère le TGA comme une « troisième option de chirurgie reconstructrice après la mastectomie » qui est « moins invasive… [et] remet en question les normes bien établies ».

Protocole de l’étude

  • Étude de cohorte rétrospective dans laquelle des patientes ayant fait l’objet d’un TGA (n = 287) dans un hôpital aux Pays-Bas ont été comparées à des patientes témoins appariées ayant fait l’objet d’une chirurgie reconstructrice conventionnelle ou n’ayant fait l’objet d’aucune chirurgie reconstructrice (n = 300).
  • Le critère d’évaluation principal était l’incidence cumulée des événements oncologiques.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • La durée moyenne (± écart-type) du suivi pour le groupe du TGA après le TGA a été de 5,0 ± 1,7 années ; celle du groupe témoin a été de 8,6 ± 1,8 années.
  • Le groupe du TGA n’a présenté aucune différence concernant le taux de récidives locorégionales (8/287 contre 11/300 dans le groupe témoin, ce qui correspond à un RR non corrigé de 0,63 ; P = 0,33).
  • Aucune différence n’a été observée entre les sous-groupes en fonction du type de chirurgie oncologique, du caractère invasif de la tumeur ou du stade pathologique.
  • Aucune différence n’a été observée entre les groupes concernant les récidives à distance ou la mortalité spécifique au cancer du sein.

Limites

  • Conception rétrospective et monocentrique.
  • Étude basée sur les dossiers médicaux.