Chimiothérapie adjuvante : des données probantes suggèrent un bénéfice en cas de métastases péritonéales synchrones isolées du cancer colorectal

  • Rovers KP & al.
  • JAMA Oncol
  • 16 juil. 2020

  • Par Jim Kling
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Une chimiothérapie systémique adjuvante est associée à une amélioration de la survie, comparativement à la surveillance active, après une chirurgie de cytoréduction avec chimiothérapie hyperthermique intrapéritonéale en cas de métastases péritonéales synchrones isolées du cancer colorectal.

Pourquoi est-ce important ?

  • Ces données sont les premières à évaluer la chimiothérapie systémique adjuvante dans cette population.

Méthodologie

  • Un appariement selon les scores de propension (n = 284 ; 142 traités par chimiothérapie systémique adjuvante et 142 faisant l’objet d’une surveillance active) a été réalisé.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • Après l’appariement selon les scores de propension, des déséquilibres entre les deux groupes (chimiothérapie adjuvante, contre surveillance active) ont été identifiés :
    • Période de diagnostic 2014–2017 : 46 %, contre 54 %.
      • Différence standardisée [DS] : -0,17.
    • Emplacement de la tumeur primitive, rectum : 5 %, contre 3 %.
      • DS : 0,11.
    • Adénocarcinome des cellules en bague à chaton : 8 %, contre 4 %.
      • DS : 0,15.
    • Durée initiale de l’hospitalisation supérieure à 21 jours : 4 %, contre 11 %.
      • DS : -0,27.
  • La chimiothérapie systémique adjuvante était associée à une amélioration de la survie globale (SG ; rapport de risque corrigé [RRc] : 0,64 ; P = 0,003).
  • Cette association persistait même après l’exclusion des patients décédés dans les six mois suivant l’intervention chirurgicale, des patients ayant commencé une chimiothérapie systémique avec un traitement ciblé dans les trois mois suivant l’intervention chirurgicale, et des patients qui ont commencé une chimiothérapie systémique trois-quatre mois après l’intervention chirurgicale (RRc : 0,70 ; P = 0,03).
  • La correction pour prendre en compte la morbidité postopératoire majeure n’a pas modifié l’association (RRc : 0,71 ; IC à 95 % : 0,53–0,95).

Limites

  • Il s’agit d’une étude rétrospective.