CHEST 2019 — Un traitement combiné oral est bénéfique dans le cadre de l’hypertension artérielle pulmonaire


  • Keren Landman, MD
  • Actualités des congrès
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À retenir

  • La combinaison de macitentan et de tadalafil chez les patients atteints d’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) naïfs de traitement a entraîné une réduction moyenne de 47 % de la résistance vasculaire périphérique (RVP).

Pourquoi est-ce important ?

  • L’étude appuie l’usage d’un traitement oral initial pour l’HTAP.

Protocole de l’étude

  • Essai prospectif, multicentrique, en ouvert, à bras unique, de phase IV, évaluant le traitement combiné oral par macitentan (10 mg 1x/jour) et tadalafil (40 mg 1x/jour après une phase d’induction de 8 jours) chez des patients atteints d’HTAP naïfs de traitement et nouvellement diagnostiqués.
  • Les résultats évalués comprenaient la RVP à la semaine 16 et les modifications au niveau d’autres paramètres hémodynamiques et fonctionnels.
  • Financement : Actelion.

Principaux résultats

  • Chez 46 sujets inclus, la RVP moyenne a diminué de 47 %, par rapport à la référence.
    • 87 % des patients présentaient une diminution supérieure ou égale à 30 % de la RVP, par rapport à la référence.
  • Les autres paramètres hémodynamiques améliorés comprenaient :
    • Index cardiaque (augmentation moyenne : 0,91 l/minute/m2 ; IC à 95 % : 0,71–1,11).
    • Pression artérielle pulmonaire (diminution moyenne : -7,83 mmHg ; IC à 95 % : -11,71 à -3,94).
    • Distance parcourue au test de marche de 6 minutes (augmentation moyenne : 35,8 m ; IC à 95 % : 15,8–55,9).
    • Amélioration de la capacité fonctionnelle de l’OMS chez 63 % des patients.
  • 93,5 % ont signalé au moins 1 événement indésirable (EI), le plus souvent un œdème périphérique, des céphalées et une diarrhée.
    • 28,3 % des patients ont signalé des EI graves.
    • 6,5 % ont arrêté le traitement en raison d’EI.
  • Trois patients sont décédés (causes : arrêt cardiaque, insuffisance cardiaque et défaillance multi-viscérale avec sepsis).

Limites

  • L’étude était non contrôlée et n’était pas réalisée en aveugle.
  • Le fait de restreindre la population de l’étude aux patients naïfs de traitement limite la possibilité de généralisation.