CEOP : le statut VPH- et p16+ prédit la récidive métastatique

  • Rasmussen JH & al.
  • Ann Oncol
  • 18 janv. 2019

  • Par Jim Kling
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les patients atteints d’un carcinome épidermoïde oropharyngé (CEOP) qui sont négatifs à l’ADN du virus du papillome humain (VPH) et positifs à p16 présentent un risque plus élevé de récidive métastatique.
  • Les chercheurs ont créé un outil en ligne permettant de prédire le risque absolu.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les patients dont on estime qu’ils présentent un risque plus élevé de récidive métastatique pourraient être de bons candidats pour des essais cliniques portant sur des traitements systémiques en association avec un traitement conventionnel.

Protocole de l’étude

  • Les chercheurs ont mis au point ce modèle à partir de données issues de 1 243 patients danois ayant fait l’objet d’un traitement curatif par radiothérapie avec ou sans cisplatine.
  • La validation a été réalisée à partir d’un ensemble de données issu d’une autre institution (n = 339).
  • Financement : Comité de recherche du Rigshospitalet.

Principaux résultats

  • D’après le modèle, le risque de récidive métastatique à 5 ans était de 14,8 % chez les patients atteints de tumeurs VPH-/p16+, contre 6,6 % chez les patients présentant d’autres combinaisons des statuts de p16 et de l’ADN du VPH :
    • RR pour les tumeurs VPH-/p16+, contre VPH+/p16- : 2,56 (P = 0,006).
  • Le modèle s’est avéré performant avec l’ensemble de données de validation externe (P = 0,013).
  • Comparativement aux patients VPH+/p16+, aucune association n’a été observée entre la récidive métastatique et le statut VPH+/p16- (RR : 0,46 ; P = 0,287) ou VPH-/p16- (RR : 0,93 ; P = 0,797).

Limites

  • Population danoise.