CEOP HPV+ : le cisplatine s’avère supérieur au cétuximab dans le cadre d’une RCT, d’après une étude britannique

  • Mehanna H & al.
  • Lancet
  • 15 nov. 2018

  • Par Brian Richardson, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Le cisplatine est associé à de meilleurs résultats que le cétuximab lorsqu’il est utilisé dans le cadre d’un schéma de radiochimiothérapie (RCT) chez des patients atteints d’un carcinome épidermoïde oropharyngé (CEOP) HPV+.

Pourquoi est-ce important ?

  • Cette étude suggère que le traitement par cisplatine et radiothérapie (RT) doit demeurer le traitement de référence pour les patients éligibles.

Principaux résultats

  • Le cétuximab a engendré une moins bonne SG à deux ans (89,4 % contre 97,5 % ; RR : 5,9 ; P = 0,0015) et un taux de récidive à deux ans supérieur (16,1 % contre 6,0 % ; RR : 3,9 ; P = 0,004), comparativement au cisplatine.
  • Le cétuximab et le cisplatine étaient associés à un taux similaire de toxicité de grades 3–5 (en moyenne 4,8 événements par patient pour les deux agents ; P = 0,98) et de toxicités de tout grade (30,1 % contre 29,2 % ; P = 0,49).
  • Le cisplatine était associé à un nombre plus élevé d’événements indésirables graves que le cétuximab (162 contre 95 ; P 

Protocole de l’étude

  • Un essai contrôlé randomisé de phase III, en ouvert, a été mené auprès de 334 patients atteints d’un CEOP HPV+ qui ont reçu du cisplatine (n = 166) ou du cétuximab (n = 168) en plus d’une RT.
  • Financement : Centre de recherche sur le cancer au Royaume-Uni (Cancer Research UK).

Limites

  • Étude en ouvert.

Voir également :  CEOP HPV+ : le cétuximab s’avère inférieur au cisplatine dans le cadre d’une RCT