CEO : le traitement de deuxième intention par platine est efficace pour certaines patientes « résistantes au platine »

  • Lindemann K & al.
  • Gynecol Oncol
  • 25 mai 2018

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • La chimiothérapie à base de platine en deuxième intention est associée à une meilleure réponse CA 125 chez les patientes atteintes d’un cancer épithélial de l’ovaire (CEO) développant une maladie progressive dans les 3–6 mois suivant le traitement initial.

Pourquoi est-ce important ?

  • Ces résultats remettent en question la définition clinique de la résistance au platine et démontrent que la chimiothérapie à base de platine peut être bénéfique pour les patientes progressant dans un délai de 3–6 mois.
  • Des études sont requises pour identifier les biomarqueurs de la sensibilité au platine.

Protocole de l’étude

  • 654 patientes atteintes d’un CEO provenant de l’étude sur le cancer de l’ovaire d’Australie ayant progressé dans les six mois suivant la chimiothérapie initiale à base de platine ont reçu un traitement de deuxième intention à base de platine ou sans platine.
  • SG2 : la durée entre la première dose de chimiothérapie de deuxième intention et le décès ou le dernier suivi.
  • Financement : Commandement de recherche et matériel médicaux de l’armée américaine (US Army Medical Research and Materiel Command) ; Conseil sur le cancer de Victoria (Cancer Council Victoria).

Principaux résultats

  • La réponse CA 125 à la chimiothérapie à base de platine était nettement plus élevée, par rapport aux agents autres que le platine (51 % contre 21 % ; P 
  • Chez les patientes présentant un intervalle sans platine (ISP) de 3–6 mois, le traitement par platine a été associé à une réponse CA 125 plus élevée (58 % contre 23 % ; P = 0,001) et une SG2 médiane prolongée (17,67 contre 10,62 mois ; P = 0,022).
  • Aucune différence significative n’a été observée en termes de réponse CA 125 ou de SG2 chez les patientes présentant un ISP inférieur à trois mois.
  • Chez 425 patientes atteintes d’un CEO de haut grade et présentant un ISP supérieur à 3 et inférieur ou égal à 6 mois, le traitement ultérieur par platine a amélioré la réponse CA 125 (57 % contre 27 % ; P = 0,006).

Limites

  • Étude observationnelle dans sa conception.