CeGIDDs, CAARUD, CSAPA : quelle activité en situation d’épidémie COVID-19 ?


  • Caroline Guignot
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Dans une fiche de synthèse, le gouvernement précise comme les Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD), les Centres d'Accueil et d'Accompagnement à la Réduction des risques pour Usagers de Drogues (CAARUD), ainsi que les Centres de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) doivent adapter leur activité dans le contexte d’épidémie de COVID-19, afin de conserver uniquement leurs activités essentielles.

Activités essentielles

Pour les missions de lutte contre les infections à VIH, hépatites virales et autres IST, les CeGIDDs continuent à assurer plusieurs de leurs missions : la prise en charge et le suivi des accidents d’exposition au VIH, VHB, VHC, l’activité de dépistage des VIH et hépatites virales chez les usagers symptomatiques, avec orientation médicale si confirmation diagnostique, ainsi que le rendu des résultats de tests préalablement réalisés et la prise en charge médicale des infections sexuellement transmissibles (usager symptomatique ou partenaire d’une personne diagnostiquée) ne nécessitant pas une prise en charge spécialisée. Les consultations de suivi de la PrEP sont maintenues et, au cas par cas, les primo-prescriptions de PrEP. Parmi leurs missions de prévention des autres risques liés à la sexualité, les CeGIDDs continuent à assurer la prévention des grossesses non désirées, notamment par la délivrance de la contraception d’urgence dans certaines situations d’urgence sanitaire ou sociale, et l’orientation des demandes d’interruption volontaire de grossesse.

Les CSAPA continuent à assurer les consultations individuelles médicales, paramédicales et psychologiques et activités de soins ainsi que la prescription et la délivrance des traitements de substitution aux opiacés (TSO) et la distribution de matériel de réduction des risques et des dommages. Au cas par cas, ils peuvent maintenir les consultations des jeunes consommateurs et de leur entourage.

Les CAARUD enfin, maintiennent également leur activité de distribution de matériel de réduction des risques et des dommages et les maraudes vers des publics précaires et marginalisés.

Toutes les activités collectives sont suspendues, mais un accueil téléphonique doit être maintenu pour informer, orienter, et assurer si besoin des consultations si possibles à distance. Dans les locaux d’accueil, les gestes barrière et mesures de prévention doivent être respectés et faire l’objet d’affichage.

Ces préconisations doivent être adaptées en fonction des grandes lignes nationales et au regard des éventuelles instructions régionales spécifiques qui découleraient d’une situation territoriale épidémiologique particulière.

Organisation interne aux établissements

L’Organisation de l’accueil dans les CSAPA avec hébergement relève en outre des préconisations rapportées dans le guide d’accompagnement pour les établissements de santé, la médecine de ville et les établissements et services médico-sociaux . Ces établissements doivent sensibiliser les équipes aux mesures barrières standards. Un référent COVID-19 doit être désigné pour coordonner les mesures de gestion. Un protocole doit être formalisé afin de décrire la marche à suivre en cas de symptômes évocateurs de coronavirus (prise en charge, repas, blanchisserie…) chez un résident pour lequel un local adapté et confortable doit permettre l’accueil pendant plusieurs heures, le temps de l’intervention de l’équipe sanitaire.

En cas de survenue de cas de COVID-19 parmi le personnel de la structure, un plan de continuité de l’activité doit être prévu.

Prescription des TSO

Concernant les prescriptions de TSO d’au moins trois mois (gélules ou sirop à base de méthadone, comprimés de buprénorphine), les pharmacies d’officine dont l’officine est mentionnée sur la prescription peuvent, après accord du prescripteur, dispenser jusqu’à 28 jours maximum de traitement pour chaque ligne d’ordonnance, dans le cadre de la posologie et des modalités de fractionnement définies par le prescripteur.