Ceftriaxone : la voie sous-cutanée ne doit plus être utilisée !


  • Fanny Le Brun
  • Actualités des médicaments
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Lors de l’administration de la ceftriaxone (Rocéphine® et génériques) par voie sous-cutanée (SC), des réactions au site d’injection peuvent être observées telles que érythème, rash, douleurs, œdèmes voire, dans de rares cas, des nécroses. Les données justifiant une administration par voie sous-cutanée n’étant pas suffisantes, l’Agence Européenne des Médicaments (EMA) a donc décidé de restreindre l’administration des spécialités à base de ceftriaxone aux voies intraveineuse (IV) et intramusculaire (IM).

Suite à cette restriction de voie d’administration, la formulation n’a pas été modifiée et il se peut que certains lots comportant la mention « SC » sur le conditionnement extérieur soient encore disponibles en pharmacie (stocks résiduels). Dans ce cas, le pharmacien doit ajouter une mention sur le conditionnement à l’attention du patient ou de l’infirmier(e) afin d’éviter toute confusion lors de l’administration.

De plus, afin d’éviter toute erreur, il est désormais demandé aux médecins de préciser la voie d’administration (IV ou IM) sur leur prescription et aux pharmaciens de s’assurer que la prescription mentionne l’une de ces deux voies autorisées. Si la voie sous-cutanée est mentionnée, le prescripteur doit être contacté pour modifier cette prescription.

Pour rappel, la ceftriaxone est indiquée dans le traitement d’infections à germes sensibles chez l’adulte et l’enfant.