CE du poumon : les mutations ERBB prédisent le bénéfice de l’afatinib dans le cadre d’une étude finlandaise

  • Goss GD & al.
  • JAMA Oncol
  • 14 juin 2018

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Le traitement de deuxième intention par afatinib offre une SG et une SSP supérieures, par rapport à l’erlotinib, dans le cadre du carcinome épidermoïde (CE) du poumon, tout particulièrement chez les patients présentant au moins une mutation de la famille ERBB.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le séquençage de nouvelle génération pourrait identifier les patients susceptibles de tirer le bénéfice optimal de l’afatinib.

Protocole de l’étude

  • Analyse secondaire de l’essai LUX-Lung 8.
  • 245 patients atteints d’un CE du poumon de stade IIIb ou IV dont la maladie a progressé après au moins quatre cycles de chimiothérapie double à base de platine ont reçu de l’afatinib (n = 132) ou de l’erlotinib (n = 113).
  • Une analyse génétique de la tumeur (Tumor Genetic Analysis, TGA) a été effectuée chez une cohorte enrichie en patients dont la SSP était supérieure à deux mois.
  • Financement : Boehringer Ingelheim.

Principaux résultats

  • 21,6 % de la cohorte TGA présentaient au moins une mutation ERBB et 4,9 % présentaient des mutations HER2.
  • Dans la cohorte TGA, le groupe afatinib a présenté de meilleures valeurs médianes de SSP (3,5 contre 2,5 mois ; RR : 0,69 ; IC à 95 % : 0,51–0,92) et de SG (8,4 contre 6,6 mois ; RR : 0,81 ; IC à 95 % : 0,62–1,05), par rapport à l’erlotinib.
  • Dans le groupe afatinib, les personnes présentant des mutations ERBB ont démontré de meilleures valeurs médianes de SSP (4,9 contre 3,0 mois ; RR : 0,62 ; IC à 95 % : 0,37–1,02) et de SG (10,6 contre 8,1 mois ; RR : 0,75 ; IC à 95 % : 0,47–1,17), par rapport à celles ne présentant aucune mutation ERBB.
  • Les bénéfices en termes de SSP et de SG provenant de l’afatinib étaient les plus marqués dans le groupe présentant des mutations HER2 (RR : 0,06 [IC à 95 % : 0,01–0,59] et RR : 0,06 [IC à 95 % : 0,01–0,57], respectivement).

Limites

  • Conception rétrospective.