CCRm : la séquence sorafénib-pazopanib essuie un échec dans le cadre de l’étude SWITCH II

  • Retz M & al.
  • Eur J Cancer
  • 6 déc. 2018

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Un traitement à base de sorafénib suivi par du pazopanib (sorafénib-pazopanib) n’a pas réussi à démontrer sa non-infériorité, comparativement au traitement inverse (pazopanib-sorafénib), dans le cadre du traitement de première intention du carcinome à cellules rénales métastatique (CCRm).
  • La séquence pazopanib-sorafénib était associée à une SSP plus longue.

Pourquoi est-ce important ?

  • Plusieurs essais visent à déterminer les séquences et associations thérapeutiques optimales dans le cadre du cancer du rein avancé.

Protocole de l’étude

  • L’étude de phase III randomisée et multicentrique SWITCH II a été menée.
  • 377 patients n’ayant fait l’objet d’aucun traitement systémique préalable du CCRm ont été affectés de manière aléatoire pour recevoir le traitement sorafénib-pazopanib ou pazopanib-sorafénib. Le traitement a été poursuivi jusqu’à la survenue d’une progression ou d’une toxicité inacceptable.
  • Financement : Université technique de Munich (Allemagne) ; Bayer HealthCare GmbH.

Principaux résultats

  • Le seuil de non-infériorité n’a pas été atteint pour la SSP globale de la séquence sorafénib-pazopanib, comparativement à la séquence pazopanib-sorafénib (médiane de 8,6 mois contre 12,9 ; RR : 1,36 [la limite supérieure de l’IC à 95 % unilatéral était plus importante que le RR prédéfini, inférieur à 1,225, pour le seuil de non-infériorité]).
  • La SG médiane pour la séquence pazopanib-sorafénib était de 28,0 mois, contre 22,7 pour la séquence sorafénib-pazopanib (RR : 1,22 ; P = 0,2842).
  • Les résultats suivants ont été obtenus avec la séquence sorafénib-pazopanib, comparativement à la séquence pazopanib-sorafénib :
    • La SSP médiane après le traitement de première intention était de 5,6 mois contre 9,3.
    • La SSP médiane après le traitement de deuxième intention de 2,9 mois contre 2,1.
  • Les EIST les plus fréquents étaient des affections gastro-intestinales :
    • avec le sorafénib en première intention, comparativement au pazopanib (80,3 % contre 79,8 %) ;
    • avec le pazopanib en deuxième intention, comparativement au sorafénib (55,7 % contre 57,5 %).

Limites

  • Recrutement lent.