CCR : une reprise de l’immunothérapie est faisable chez certains patients

  • Abou Alaiwi S & al.
  • J Immunother Cancer
  • 1 févr. 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • 50 % des patients atteints d’un carcinome à cellules rénales (CCR) métastatique présentent des événements indésirables d’origine immunitaire (EIi) lors de la reprise de l’immunothérapie après un arrêt en raison d’une toxicité.
  • Cependant, ces EIi sont gérables, sans toxicité de grade 4/5 ni décès liés au traitement.

Pourquoi est-ce important ?

  • Ces résultats peuvent guider les cliniciens sur la reprise du traitement par immunothérapie.
  • D’autres études sont nécessaires afin d’identifier les patients susceptibles de retirer un bénéfice d’une reprise.

Protocole de l’étude

  • 80 patients atteints d’un carcinome à cellules rénales métastatique traité, qui avaient développé des EIi sous traitement par inhibiteurs de point de contrôle immunitaire, ont été inclus.
  • 36 patients ont fait l’objet d’une reprise de l’immunothérapie, et 44 ont définitivement arrêté le traitement.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • Une proportion moins importante de patients faisant l’objet d’une reprise ont nécessité des corticostéroïdes (55,6 % contre 84,1 % ; P = 0,007) et des hospitalisations (33,3 % contre 65,9 % ; P = 0,007) pour la prise en charge des EIi, comparativement aux patients ayant arrêté le traitement.
  • 50 % des patients faisant l’objet d’une reprise ont ensuite présenté des EIi (12 nouveaux événements et 6 événements récurrents ; 7 événements de grade 3 ; 13 interruptions du traitement).
  • Tous les EIi survenus après la reprise étaient de grade inférieur ou égal à 3, sans événements de grades 4/5.
  • Le délai médian jusqu’à la récidive des EIi après la reprise était de 2,8 mois.
  • Dans le groupe arrêt du traitement, comparativement au groupe reprise :
    • Le taux de réponse globale était de 43 % (IC à 95 % : 28–59 %), contre 44 % (28–62 %).
    • Le taux de survie globale (SG) à 2 ans était de 66 % (48–79 %), contre 76 % (55–88 %).

Limites

  • Protocole rétrospectif.