CCR non métastatique : une surveillance intensive après une chirurgie n’apporte aucun bénéfice

  • Jeffery M & al.
  • Cochrane Database Syst Rev
  • 4 sept. 2019

  • Par Jim Kling
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Une revue Cochrane suggère que l’intensification du suivi après une chirurgie curative pour le cancer colorectal (CCR) non métastatique n’apporte aucun bénéfice en termes de survie.
  • Il s’agit de la quatrième mise à jour d’une revue initialement publiée en 2002.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les données sur la qualité de vie (QdV), les coûts et les préjudices demeurent rares, ce qui donne lieu à une incertitude persistante sur la manière ou même la nécessité de suivre les patients.

Protocole de l’étude

  • Une méta-analyse de 19 études (n = 13 216) a été réalisée.
  • Financement : Groupe collaboratif de recherche sur le cancer de l’Hôpital Princesse Alexandra (Princess Alexandra Hospital Cancer Collaborative Group), Australie.

Principaux résultats

  • Le suivi intensif n’a montré aucun effet significatif sur :
    • la SG (rapport de risque instantané [RRI] : 0,91 ; IC à 95 % : 0,80–1,04 ; I2 = 18 % ; données probantes de haute qualité) ;
    • la survie spécifique au CCR (RRI : 0,93 ; IC à 95 % : 0,81–1,07 ; I2 = 0 % ; données probantes de qualité moyenne) ;
    • la survie sans rechute (RRI : 1,05 ; IC à 95 % : 0,92–1,21 ; I2 = 41 % ; données probantes de haute qualité).
  • Le suivi intensif était également associé à :
    • des chirurgies de sauvetage à visée curative plus fréquentes (risque relatif [RR] : 1,98 ; IC à 95 % : 1,53–2,56 ; I2 = 31 % ; données probantes de haute qualité) ;
    • moins de récidives symptomatiques intermittentes (RR : 0,59 ; IC à 95 %, 0,41–0,86 ; I2 = 66 % ; données probantes de qualité moyenne).
  • Le suivi intensif n’a probablement pas eu d’effet sur la QdV, l’anxiété ou la dépression (7 études ; données probantes de qualité moyenne), bien qu’aucune analyse formelle n’ait été possible.
  • Une étude a suggéré que le suivi intensif pouvait être associé à un risque accru de perforation ou d’hémorragie après une coloscopie (rapport de cotes [RC] : 7,30 ; IC à 95 % : 0,75–70,69).
  • Des données limitées suggèrent que le suivi plus intensif pourrait être associé à des coûts plus élevés (données probantes de faible qualité).

Limites

  • Données limitées sur les coûts.