CCR : l’emplacement influence le risque de second cancer primitif gastro-intestinal

  • Broman KK & al.
  • Ann Surg Oncol
  • 4 avr. 2019

  • Par Emily Willingham, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • L’emplacement du cancer colorectal (CCR) est associé au risque de second cancer primitif gastro-intestinal (GI) de certains sites spécifiques.

Pourquoi est-ce important ?

  • Des antécédents de CCR constituent déjà un risque connu de second cancer primitif GI, mais les risques spécifiques à certains sites sont moins évidents.

Principaux résultats

  • 30,3 % des patients présentaient un CCR primitif du côté droit, 35,3 % du côté gauche, et 34,3 % au niveau du rectum (taux plus élevé que la moyenne pour tous).
  • 4,3 % des patients ont développé un second cancer primitif GI (un CCR dans 64 % des cas, un autre cancer dans 36 % des cas).
  • Un cancer primitif, quel que soit l’emplacement, était associé à :
    • un risque accru de cancer de l’intestin grêle (ratio standardisé d’incidence [RSI] : 2,95 [IC à 95 % : 2,82–3,08]) ;
    • de cancer des voies biliaires (1,29 [1,22–1,36]) ; et
    • d’autres CCR (emplacements multiples) ; mais
    • à une réduction du risque de cancer du foie (0,78 [0,74–0,82]) et de la vésicule biliaire (0,65 [0,59–0,72]).
  • Un CCR primitif du côté droit était associé à un risque accru de cancer de l’intestin grêle (RSI : 4,06 [IC à 95 % : 3,78–4,36]) et du pancréas (1,14 [1,09–1,19]), comparativement à un emplacement initial du côté gauche/au niveau du rectum.
  • Un CCR primitif du côté gauche était associé à un risque accru de cancer de l’œsophage (RSI : 1,16 [IC à 95 % : 1,08–1,24]).
  • Un emplacement primitif initial du côté gauche/au niveau du rectum était associé à une réduction du risque de cancer du pancréas.

Protocole de l’étude

  • Une étude rétrospective a analysé 281 413 patients atteints d’un CCR (localisé dans 42 % des cas).
  • La durée de suivi médiane était de 4,9 ans.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Limites

  • Étude rétrospective ; la présence d’un certain nombre d’erreurs de classification des dossiers médicaux doit être présupposée.
  • Informations concernant des facteurs de risques essentiels (par ex., antécédents familiaux, maladie inflammatoire chronique de l’intestin) non disponibles.
  • Suivi potentiellement trop court pour identifier certains cas.