CBNPC non traité : l’ajout de nivolumab et d’ipilimumab à la chimiothérapie permet d’améliorer la survie

  • Lancet Oncol

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Comparativement à la chimiothérapie seule, un traitement combiné de première intention à base de nivolumab et d’ipilimumab, associé à deux cycles de chimiothérapie, a permis d’obtenir une amélioration de la survie chez les patients atteints d’un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) avancé non traité.

Pourquoi est-ce important ?

  • Des résultats antérieurs ont suggéré que certains patients nécessitent un contrôle de la maladie au cours des premières semaines de l’immunothérapie afin d’obtenir un bénéfice clinique plus important.

Méthodologie

  • L’essai international randomisé de phase III CheckMate 9LA a été mené en ouvert.
  • 719 patients atteints d’un CBNPC de stade IV ou récidivant non traité ont reçu l’association nivolumab et ipilimumab ainsi que 2 cycles de chimiothérapie (groupe expérimental ; n = 361) ou une chimiothérapie seule (n = 358).
  • Financement : Bristol-Myers Squibb.

Principaux résultats

  • La survie globale (SG) médiane, la survie sans progression (SSP) et la réponse objective après un suivi médian de 9,7 mois étaient significativement meilleures dans le groupe expérimental :
    • SG : 14,1 mois, contre 10,7 mois.
      • Rapport de risque (RR) de 0,69 (P = 0,00065).
    • SSP : 6,8 mois, contre 5,0 mois.
      • RR de 0,70 (P = 0,00012).
    • Réponse objective : 136 patients, contre 90 patients (P = 0,00030).
  • La SG médiane est restée supérieure dans le groupe expérimental après 3,5 mois de suivi supplémentaires :
    • 15,6 mois, contre 10,9 mois.
    • RR de 0,66 (IC à 95 % : 0,55–0,80).
  • Le taux de SG à 12 mois était de 63 % dans le groupe expérimental, contre 47 % avec la chimiothérapie seule.
  • Le taux d’événements indésirables de grades 3–4 était similaire entre le groupe expérimental et le groupe témoin (47 %, contre 38 %).

Limites

  • La chimiothérapie n’est plus le traitement de référence au sein de cette population de patients.