CBNPC métastatique EGFR-/ALK- et PD-L1≥50% : impact attendu en santé publique du pembrolizumab en monothérapie en traitement de 1re ligne.


  • Laurence Rous
  • Univadis Actualités médicaments
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A retenir

  • La HAS est favorable à l’inscription sur la liste des spécialités agréées à l’usage des collectivités du pembrolizumab (KEYTRUDA, MSD France) en monothérapie dans le traitement de 1re ligne du CBNPC métastatique, sans anomalie EGFR ou ALK, exprimant PD-L1 avec un score de proportion tumorale (TPS) ≥50%.

Pourquoi est-ce important ?

  • Malgré un traitement de 1re ligne par une bithérapie incluant un sel de platine, la survie globale lors de CBNPC métastatique est mauvaise.

Principaux r ésultats

  • Lors de CBNPC métastatique, sans anomalie moléculaire EGFR ou ALK, avec un TPS ≥50% pour le ligand PD-L1, le pembrolizumab peut être utilisé en monothérapie en traitement de 1re ligne.
  • Dans cette indication, son service médical rendu (SMR) est jugé important et son amélioration du SMR modérée (ASMR III).
  • Cette décision repose sur les résultats de l’étude pivot de phase III randomisée KEYNOTE-024 incluant 305 patients (142 centres, 16 pays) qui montrent que dans cette population, par rapport à une bithérapie standard le pembrolizumab améliore la survie sans progression (SSP) et la survie globale (SG), et génère moins d’évènements indésirables de grade ≥3.
  • Dans KEYNOTE-024, le gain pour la SPP était de 4,3 mois, les Hazard ratios pour la SSP et la SG de respectivement 0,50 [IC95% : 0,37 ;0,68] (p