Carcinome à cellules rénales : mise à jour des recommandations de l’ESMO


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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La Société européenne d’oncologie médicale (European Society for Medical Oncology, ESMO) a publié des recommandations de pratique clinique pour le diagnostic, le traitement et le suivi du carcinome à cellules rénales (CCR). Les principales recommandations comprennent ce qui suit :

les tests de laboratoire ; 

  • la créatinine sérique ; 
  • l’hémoglobine ; 
  • la numération leucocytaire et plaquettaire ; 
  • le rapport lymphocytes/neutrophiles ; 
  • la lactate déshydrogénase ; 
  • la protéine C-réactive ;
  • le calcium sérique corrigé.

Maladie locale/locorégionale

  • la néphrectomie partielle (NP) pour les tumeurs T1 confinées à l’organe inférieures à 7 cm (néphrectomie radicale [NR] laparoscopique si elle n’est pas faisable) ;
  • l’ablation par radiofréquence, l’ablation par micro-ondes ou la cryoablation pour les tumeurs corticales inférieures ou égales à 3 cm ;
  • la NR laparoscopique pour les tumeurs T2 supérieures à 7 cm ;
  • la NR ouverte/laparoscopique pour les tumeurs T3 et T4.

Maladie avancée/métastatique

  • la néphrectomie cytoréductive (NC) en cas d’indice de performance satisfaisant, sauf pour les tumeurs primaires asymptomatiques à risque intermédiaire/défavorable ;
  • la radiothérapie (RT) pour la maladie non résécable locale ou récidivante ;
  • les corticoïdes pour le soulagement temporaire des symptômes cérébraux des métastases cérébrales ; la radiothérapie du cerveau entier (RTCE) avec une dose de 20–30 Gy en 4–10 fractions pour un contrôle efficace des symptômes ;
  • la radiochirurgie stéréotaxique (RCS) ± RTCE pour le carcinome à cellules rénales métastatique de pronostic favorable avec métastase cérébrale unique non résécable ;
  • le traitement systémique de première intention pour la maladie à risque favorable/intermédiaire : les agents ciblant le facteur de croissance de l’endothélium vasculaire (Vascular Endothelial Growth Factor, VEGF) et les inhibiteurs de la tyrosine kinase (ITK) ;
  • le tivozanib pour les patients à risque favorable ;
  • l’association nivolumab et ipilimumab pour les patients à risque intermédiaire/défavorable. Le cabozantinib est désormais approuvé par l’Agence européenne des médicaments (European Medicines Agency, EMA) ;
  • le traitement de seconde intention : nivolumab, cabozantinib ou tivozanib après les ITK. Lenvatinib et évérolimus après nivolumab et ipilimumab. Si aucun de ces médicaments n’est disponible, l’évérolimus ou l’axitinib peut être utilisé ;
  • le nivolumab ou le cabozantinib après deux ITK.