Carcinome à cellules de Merkel : le nivolumab néoadjuvant montre une activité prometteuse

  • Topalian SL & al.
  • J Clin Oncol
  • 23 avr. 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Le nivolumab néoadjuvant est bien toléré, offre une réponse et améliore la survie sans récidive chez les patients atteints d’un carcinome à cellules de Merkel (CCM) résécable à haut risque.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les patients atteints d’un CCM à haut risque rechutent dans l’année qui suit la chimiothérapie néoadjuvante.
  • Ces résultats justifient de mener d’autres études portant sur le nivolumab dans le cadre du CCM.

Protocole de l’étude

  • L’étude de phases I/II CheckMate 358 a été réalisée.
  • 39 patients atteints d’un CCM de stade IIA–IV ont reçu du nivolumab néoadjuvant.
  • Financement : Bristol Myers Squibb ; ONO Pharmaceutical Company Limited.

Principaux résultats

  • Trois patients n’ont pas fait l’objet d’une chirurgie.
  • La durée de suivi médiane était de 20,3 mois.
  • 46,2 % des patients ont présenté des toxicités de tout grade, et 7,7 % des toxicités de grades 3/4.
  • Aucun décès lié au traitement n’a été rapporté.
  • 47,2 % des patients ont obtenu une réponse complète pathologique, et 15,4 % ont obtenu une réponse partielle majeure.
  • Aucune rechute n’a été observée chez les patients ayant présenté une réponse au traitement durant le suivi.
  • 54,5 % des patients présentaient une réduction d’au moins 30 % de la taille de la tumeur.
  • La survie sans rechute (SSR) médiane n’a pas été atteinte.
    • Le taux de SSR à 24 mois était de 68,5 %.
    • Le taux de SSR à 24 mois était significativement plus élevé chez les patients ayant obtenu une réponse complète pathologique que chez les patients sans réponse complète pathologique :
      • 88,9 %, contre 52,2 % ;
      • rapport de risque (RR) de 0,12 (IC à 95 % : 0,01–0,93).
  • La SSR et la survie globale (SG) étaient similaires indépendamment du statut du polyomavirus de Merkel (P = 0,394 et 0,666, respectivement) et du ligand 1 de mort programmée (P = 0,998 et 0,761, respectivement) de la tumeur.
  • Aucune différence n’a été observée au niveau de la charge mutationnelle tumorale entre les patients ayant présenté ou non une réponse.

Limites

  • Étude de petite envergure.