CaP : la RTSC offre un bénéfice à long terme dans le cadre de la maladie à risque faible/intermédiaire

  • Kishan AU & et al
  • JAMA Network Open
  • 8 févr. 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Chez les patients atteints d’un cancer de la prostate (CaP) à risque faible/intermédiaire, une radiothérapie stéréotaxique du corps (RTSC) est associée à un faible taux d’événements indésirables (EI) graves et à un taux élevé de contrôle biochimique à long terme.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le Réseau national américain de lutte contre le cancer (National Comprehensive Cancer Network, NCCN) recommande la RTSC comme une alternative aux schémas fractionnés conventionnels, mais aucune donnée n’existe sur ses effets à long terme.

Protocole de l’étude

  • Une étude a été menée à partir des données individuelles de patients issues de 12 essais de phase II incluant 2 142 hommes atteints d’un CaP à risque faible/intermédiaire.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • La durée médiane de suivi était de 6,9 ans.
  • 55,3 % des patients étaient atteints d’une maladie à faible risque, 32,3 % d’une maladie à risque intermédiaire favorable, et 12,4 % d’une maladie à risque intermédiaire défavorable.
  • Taux cumulatifs de récidive biochimique à sept ans :
    • maladie à faible risque : 4,5 % (IC à 95 % : 3,2–5,8 %) ;
    • maladie à risque intermédiaire favorable : 8,6 % (IC à 95 % : 6,2–11,0 %) ;
    • maladie à risque intermédiaire défavorable : 14,9 % (IC à 95 % : 9,5–20,2 %) ; et
    • toute maladie à risque intermédiaire : 10,2 % (IC à 95 % : 8,0–12,5 %).
  • L’incidence cumulative à sept ans d’EI génito-urinaires et gastro-intestinaux tardifs de grade supérieur ou égal à 3 était de 2,4 % et de 0,4 %.
  • Incidence brute d’EI aigus de grade supérieur ou égal à 3 :
    • EI gastro-intestinaux : 0,09 % ;
    • EI génito-urinaires : 0,60 % (la pollakiurie était l’EI le plus fréquent).

Limites

  • Absence d’un groupe de comparaison.