CaP à risque élevé : un traitement par prostatectomie et radiothérapie améliore la survie

  • Jang TL & al.
  • Cancer
  • 25 sept. 2018

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Chez les hommes à risque élevé, atteints d’un cancer de la prostate (CaP) avancé, une prostatectomie radicale (PR) avec radiothérapie (RT) adjuvante a permis d’obtenir une amélioration significative de la survie spécifique au cancer (SSC) et de la SG, comparativement à la RT associée à un traitement par privation androgénique (TPA).
  • Environ 30 % des patients ont fait l’objet d’un traitement multimodal.
  • Les patients faisant l’objet d’une PR et d’une RT ont présenté des taux plus élevés de dysérection et d’incontinence urinaire.

Pourquoi est-ce important ?

  • Cette étude montre que de nombreux patients à risque élevé ne font pas l’objet d’un traitement multimodal, contrairement aux recommandations du Réseau national américain de lutte contre le cancer (National Comprehensive Cancer Network) et de l’Association européenne d’urologie (European Association of Urology)/de la Société européenne de radiothérapie et d’oncologie (European Society for Radiotherapy and Oncology).

Protocole de l’étude

  • 13 856 hommes à risque élevé (âgés de 65 ans ou plus), atteints d’un cancer de la prostate avancé, ont été traités entre 1992 et 2009.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 14,6 ans.
  • 6,1 % des patients ont fait l’objet d’une PR et d’une RT, 23,6 % d’une RT et d’un TPA, et 20 % n’ont reçu aucun traitement dans les six mois suivant le diagnostic.
  • Comparativement aux patients ayant fait l’objet d’une RT et d’un TPA, ceux ayant fait l’objet d’une PR et d’une RT ont obtenu une amélioration significative dans les domaines suivants :
    • SSC : Maladie T3aN0M0 (RR : 4,22 ; IC à 95 % : 2,83–6,28), maladie T3bN0M0 (RR : 1,84 ; IC à 95 % : 1,34–2,53), et maladie T4N0M0 (RR : 2,31 ; IC à 95 % : 1,05–5,12) ; et
    • SG : Maladie T3aN0M0 (RR : 1,75 ; IC à 95 % : 1,45–2,11), maladie T3bN0M0 (RR : 1,49 ; IC à 95 % : 1,22–1,84), et maladie T4N0M0 (RR : 1,62 ; IC à 95 % : 1,00–2,64).
  • Le traitement par PR et RT était associé à des taux plus élevés de dysérection (28,3 % contre 20,4 % ; P = 0,0212) et d’incontinence urinaire (49,1 % contre 19,4 % ; P 

Limites

  • Étude observationnelle dans sa conception.