CaP à risque élevé : l’irradiation ganglionnaire facultative par SABR s’avère prometteuse

  • Alayed Y & al.
  • Int J Radiat Oncol Biol Phys
  • 13 nov. 2018

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • La radiothérapie stéréotaxique d’ablation (Stereotactic Ablative Radiotherapy, SABR) permet d’obtenir un taux de contrôle biochimique comparable à celui obtenu avec d’autres modalités radiothérapiques chez les patients atteints d’un cancer de la prostate (CaP) à risque élevé.
  • L’irradiation ganglionnaire facultative (Elective Nodal Irradiation, ENI) par SABR a permis d’obtenir une amélioration significative du taux de réponse du PSA à quatre ans, sans augmentation de la toxicité tardive.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les données probantes concernant l’utilisation de la SABR dans le cadre d’une ENI pour les cas de CaP à risque élevé sont limitées.
  • Au vu de ces résultats, une évaluation de phase III est nécessaire.

Protocole de l’étude

  • Deux études de phase II : 60 patients atteints d’un CaP à risque élevé ont fait l’objet d’une SABR (avec ou sans ENI) :
    • Étude 1 (n = 30) : dose de rayonnement (sans ENI) de 40 Gy en cinq fractions (40 Gy/5) au niveau de la prostate et de 30 Gy/5 au niveau des vésicules séminales.
    • Étude 2 (n = 30) : dose de rayonnement (avec ENI) de 40 Gy/5 au niveau de la prostate et de 25 Gy/5 au niveau du pelvis et des vésicules séminales.
  • Financement : Association Un tour en moto pour papa (Motorcycle Ride for Dad).

Principaux résultats

  • Les patients des études 1 et 2 ont obtenu les résultats suivants :
    • Suivi médian : 5,6 et 4,0 ans, respectivement.
    • Taux d’échec du traitement biochimique à cinq ans : 14,6 % et 0 %, respectivement (P = 0,03).
    • Taux de réponse du PSA à quatre ans : 63 % et 93 %, respectivement (P = 0,01).
    • Taux de SG à cinq ans : 93,2 % et 96,7 %, respectivement (P = 0,8642).
    • Toxicité GI de grade 3 selon les CTCAE : un patient contre aucun.
    • Toxicité sexuelle tardive de grade 3 selon les CTCAE : quatre patients contre aucun.

Limites

  • Échantillon de petite taille.