Cancers : vers de nouveaux indicateurs de qualité et de sécurité


  • Serge Cannasse
  • Univadis Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Qualité des soins et sécurité des patients nécessitent la coordination de tous les professionnels de santé impliqués dans les parcours de soins des patients atteints de cancer. Leur évaluation doit reposer sur des indicateurs partagés. Le Plan cancer 2014-2019 prévoit que l’INCa (Institut National du Cancer) en élabore de nouveaux.

Dans un premier temps, ils seront proposés pour les cancers du sein et les cancers colorectaux. Pour 2017, le nombre de nouveaux cas de cancers du sein est estimé à près de 59.000 et le nombre de décès à 12.000. Pour le cancer colorectal, les chiffres sont respectivement de 48.000 et 18.000.

Une construction rigoureuse et collaborative

Les nouveaux indicateurs ont été élaborés en deux étapes : le recensement des recommandations de bonne pratique et des indicateurs déjà existants au niveau international, accompagné par le recueil des besoins des professionnels ; puis une phase d’expertise réalisée par des cliniciens des sociétés savantes qui ont travaillé à partir de la liste d’items issue de la première étape. L’ensemble de ce travail a été fait en collaboration avec toutes les parties prenantes : ARS (Agences régionales de santé), fédérations hospitalières, réseaux régionaux de cancérologie, représentants des usagers et associations de patients.

Pas de travail supplémentaire pour les professionnels

Les indicateurs retenus portent sur les processus, les résultats et la pertinence des soins. Ils sont au nombre de 10 pour le cancer du sein, dont 3 spécifiques aux délais, et de 6 pour le cancer colorectal, dont un sur les délais et un sur la pertinence des soins en fin de vie. Certains sont communs aux deux types de cancers. À long terme, d’autres indicateurs seront développés d’une part, sur la qualité et la sécurité des soins, d’autre part pour d’autres localisations (poumon, prostate, ovaire).

Pour leurs promoteurs, ces indicateurs ne doivent pas occasionner une charge de travail supplémentaire pour les professionnels. Ils seront donc issus des données déjà existantes dans les bases de données médico-administratives.

Ils seront testés en 2019 et les premiers résultats seront publiés en 2020. Ils seront accessibles au grand public. Dans l’esprit de ses promoteurs, ils doivent permettre d’évaluer la pertinence des actes chirurgicaux, d’identifier les disparités territoriales et de servir comme outils de pilotage pour les décideurs, les professionnels de santé et les acteurs de terrain afin d’améliorer qualité et sécurité des soins.

Les indicateurs retenus sont disponibles sur le site de l’INCa (voir référence).