Cancers GI rares : l’entrectinib démontre une réponse durable en cas de fusions du gène NTRK

  • 1 juil. 2020

  • Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • L’entrectinib démontre une réponse durable chez les patients atteints de tumeurs gastro-intestinales (GI) solides avec fusions du gène NTRK, avec un profil de sécurité d’emploi gérable.
  • Les fusions du gène NTRK sont rares dans le cadre des cancers biliopancréatiques, et le séquençage de nouvelle génération peut permettre de confirmer une immunohistochimie positive lors du dépistage diagnostique.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le dépistage des fusions du gène NTRK suscite énormément d’intérêt en raison de l’émergence d’un traitement possible.

Points clés

  • Lors du congrès mondial sur le cancer gastro-intestinal (World Congress on Gastrointestinal Cancer) 2020 de la Société européenne d’oncologie médicale (European Society for Medical Oncology, ESMO), 2 présentations orales ont mis en avant les réponses solides et durables obtenues avec l’entrectinib, ainsi que l’importance du dépistage et de l’identification des fusions du gène NTRK dans le cadre des cancers GI solides.
  • Résultats combinés des études ALKA-372-001, STARTRK-1 et STARTRK-2 :
    • La durée de suivi médiane était de 20,4 mois.
    • 12 patients atteints d’un carcinome GI avancé/métastatique avec fusion du gène NTRK, naïfs d’inhibiteur de TRK, ont été évalués.
    • L’entrectinib a démontré un taux de réponse globale de 50 % (toutes des réponses partielles).
    • La durée médiane de la réponse était de 12,9 mois, la survie sans progression (SSP) était de 7,1 mois et la survie globale (SG) était de 16 mois. 
    • 58,7 % des événements indésirables étaient de grades 1/2.
    • La toxicité la plus fréquente était une altération du goût (37,3 %).
    • Aucun décès lié au traitement n’a été rapporté.
  • Dans le cadre d’une deuxième étude, qui était une analyse rétrospective :
    • Une immunohistochimie a été réalisée, suivie d’un séquençage de nouvelle génération sur des échantillons archivés de cancers biliopancréatiques, afin de déterminer la prévalence des fusions du gène NTRK.
    • 1 fusion du gène NTRK a été identifiée sur 149 cancers des voies biliaires, et aucune sur 297 adénocarcinomes pancréatiques.

Limites

  • Petite taille de l’échantillon.