Cancer utérin : les femmes porteuses du VIH devraient bénéficier d’un meilleur suivi

  • Clin Infect Dis

  • Par Nathalie Barrès
  • Actualités médicales
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À retenir 

Une étude montre qu’après dépistage et prise en charge de lésions précancéreuses du col utérin, les femmes atteintes de VIH sont plus à risque d’échec thérapeutique que les autres. Ces données mettent en lumière le besoin de dépistage et de prise en charge spécifiques pour ces femmes.

Pourquoi ces résultats sont intéressants ?

Le dépistage et la prise en charge des lésions précancéreuses (néoplasies cervicales intraépithéliales de grade 2-3 ou CIN2+) sont maintenant reconnus comme permettant de prévenir le développement d’un cancer du col de l’utérus. En revanche, s’il existe des recommandations pour cette prise en charge, il n’y a en a pas de spécifiques pour les femmes atteintes par le VIH alors qu’elles sont à risque élevé de cancer du col utérin. Il s’agit même de la première cause de décès par cancer chez ces femmes. Les données présentées ici montrent qu’il faudrait mettre en place des recommandations adaptées à cette population.

Méthodologie

Une revue de la littérature et une méta-analyse ont été réalisées à partir des articles publiés entre 1980 et 2018 sur les bases de données MEDLINE, EMBASE et Web Science. Les critères d’évaluation étaient l’échec du traitement (mesuré par la présence de lésions intra-épithéliales résiduelles et/ou récidivantes CIN2+/de haut grade. La prévalence poolée des femmes infectées par le VIH a été comparée à celle de femmes non infectées par le VIH. 

Principaux résultats

Au total, 40 études pertinentes ayant décrit la prévalence de lésions du col de l’utérus définies histologiquement et/ou cytologiquement chez des femmes infectées par le VIH et traitées depuis au moins 6 mois ont été incluses.

La prévalence poolée de l’échec au traitement chez les femmes infectées par le VIH était de 21,4% (n=24, I2=94%, p2= 96%, p

En revanche, les analyses montrent que le taux d’échec serait significativement supérieur chez les femmes séropositive au VIH par rapport aux autres (47,2% vs 19,2%)

Limites

Forte hétérogénéité entre les études sélectionnées. Manque de données pour mieux catégoriser les femmes.