Cancer urothélial : des données à 2 ans favorisent le pembrolizumab, par rapport à la chimiothérapie

  • Fradet Y & al.
  • Ann Oncol
  • 3 mai 2019

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les données à long terme (supérieures à 2 ans) continuent de favoriser la sécurité d’emploi et l’efficacité du pembrolizumab, par rapport à la chimiothérapie, dans le cadre du cancer urothélial métastatique/localement avancé réfractaire au platine.

Pourquoi est-ce important ?

  • Il s’agit du premier essai de phase III à signaler l’efficacité et la sécurité d’emploi à 2 ans de l’immunothérapie.

Protocole de l’étude

  • L’étude de phase III KEYNOTE-045 a été menée : 542 patients atteints d’un cancer urothélial réfractaire au platine ont été affectés de manière aléatoire à un traitement par pembrolizumab ou chimiothérapie (paclitaxel, docétaxel ou vinflunine).
  • Financement : Merck & Co., Inc., Kenilworth, NJ, États-Unis.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 27,7 mois.
  • La SG médiane était significativement plus longue avec le pembrolizumab qu’avec la chimiothérapie (10,1 contre 7,3 mois ; RRI : 0,70 ; P 
  • Les taux de SG à 2 ans étaient de 26,9 % et de 14,3 % pour le pembrolizumab et la chimiothérapie, respectivement.
  • La SSP n’était pas significativement différente entre les groupes (RRI : 0,96 ; P = 0,31295).
  • Les taux de SSP à 2 ans étaient plus élevés avec le pembrolizumab (12,4 % contre 3,0 %).
  • Le taux de réponse objective était plus élevé avec le pembrolizumab (21,1 % contre 11,0 %).
  • La durée de réponse médiane n’avait pas été atteinte pour le pembrolizumab, tandis qu’elle était de 4,4 mois avec la chimiothérapie.
  • Les patients du groupe pembrolizumab ont présenté des taux plus faibles d’événements indésirables liés au traitement de tous grades (62,0 % contre 90,6 %), de grade supérieur ou égal à 3 (16,5 % contre 50,2 %) et graves (12,0 % contre 22,4 %).

Limites

  • Protocole en ouvert.