Cancer testiculaire : la qualité du sperme n’est pas affectée par une seule cure de chimiothérapie


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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Chez les hommes atteints d’un cancer testiculaire (CT) de stade I, une seule cure de chimiothérapie n’affecte pas la qualité du sperme à long terme, selon une recherche publiée dans la revue Annals of Oncology.

L’étude a recruté de façon prospective 182 patients atteints d’un CT et âgés de 18 à 50 ans, dans les 5 ans ayant suivi une orchidectomie. Des échantillons de sperme ont été recueillis postorchidectomie, mais avant l’administration de tout traitement ultérieur, et à nouveau 60 mois après la fin du traitement. En fonction de la modalité du traitement, 4 groupes ont été désignés : une radiothérapie (RT) portant sur les ganglions lymphatiques para-aortiques infradiaphragmatiques et les ganglions lymphatiques iliaques ipsilatéraux pour une dose totale de 25,2 Gy ; un cycle adjuvant de bléomycine, d’étoposide et de cisplatine (BEP) dans le cadre d’un schéma de 5 jours ; un cycle adjuvant de carboplatine avec une aire sous la courbe (ASC) de 7 ; ou une surveillance.

L’analyse transversale a révélé une baisse significative, mais temporaire, du nombre total de spermatozoïdes (NTS) moyen et de la concentration du sperme (CS) moyenne 6 mois après la radiothérapie. Toutefois, à part une augmentation significative de la CS moyenne à 12 mois, aucune différence significative n’a été constatée dans les autres groupes de traitement.

Des patients azoospermiques (n = 11) ont été observés dans la plupart des groupes de traitement, sauf dans le groupe BEP. Durant le suivi, un patient azoospermique ayant reçu du carboplatine est devenu normospermique.

Malgré ces résultats, les auteurs ont recommandé que la mise en banque de sperme continue d’être proposée avant l’orchidectomie, car des mesures de reproduction assistée peuvent s’avérer nécessaires quel que soit le traitement administré.