Cancer rectal : le risque caché de la radiothérapie

  • Guan X & al.
  • JAMA Netw Open
  • 4 janv. 2021

  • Par Jim Kling
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • Les femmes qui font l’objet d’une radiothérapie pour un cancer rectal pourraient présenter un risque plus élevé de cancers gynécologiques.

Pourquoi est-ce important ?

  • Une surveillance des cancers gynécologiques lors du suivi pourrait être nécessaire après une radiothérapie pour un cancer rectal.

Méthodologie

  • Une étude de cohorte populationnelle (N = 20 142) a été menée.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • Après 30 ans de suivi, les secondes tumeurs malignes gynécologiques (STMG) étaient plus fréquentes dans le groupe chirurgie et radiothérapie, comparativement au groupe chirurgie seule :
    • 4,53 %, contre 1,53 % (P 
  • Une analyse de régression du risque concurrent a révélé que la radiothérapie était associée à un risque accru (rapports de risque instantané corrigé, RRIc) de cancer :
    • du corps utérin : 3,06 (P 
    • de l’ovaire : 2,08 (P = 0,007).
    • Cependant, ce n’était pas le cas pour le cancer du col de l’utérus ou les autres STMG.
  • En ce qui concerne le cancer du corps utérin, les risques dynamiques associés à la radiothérapie (risques relatifs [RR]) augmentaient parallèlement à l’âge au moment du diagnostic du cancer rectal :
    • Entre 20 et 49 ans : RR corrigé (RRc) de 0,79 (P = 0,57). 
    • Entre 50 et 69 ans : 3,74 (P 
    • 70 ans et plus : 5,13 (P 
  • Le RR dynamique diminuait au fur et à mesure du temps écoulé depuis le diagnostic (RRc) :
    • Entre 60 et 119 mois : 3,22 (P 
    • Entre 120 et 239 mois : 2,72 (P 
    • Entre 240 et 360 mois : 1,95 (P = 0,22).
  • En ce qui concerne le cancer de l’ovaire, le RR dynamique augmentait au fur et à mesure du temps écoulé depuis le diagnostic de cancer rectal (RRc) :
    • Entre 60 et 119 mois : 0,70 (P = 0,48). 
    • Entre 120 et 239 mois : 2,26 (P = 0,03). 
    • Entre 240 et 360 mois : 11,84 (P = 0,004).
  • Dans l’ensemble, les patientes atteintes d’un cancer du corps utérin associé à la radiothérapie ont obtenu une survie globale (SG) à 10 ans plus faible que les patientes atteintes d’un cancer du corps utérin primitif :
    • 21,5 %, contre 33,6 % (P = 0,01).

Limites

  • Un biais est possible en raison de la non-randomisation.