Cancer rectal : la toxicité est plus importante chez les femmes traitées par fluorouracile

  • Diefenhardt M & al.
  • JAMA Oncol
  • 5 déc. 2019

  • Par Jim Kling
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Une analyse post-hoc de deux essais montre que les femmes présentent une toxicité plus importante que les hommes dans le cas d’une radiochimiothérapie à base de fluorouracile, dans le cadre du cancer rectal.
  • Aucune différence fondée sur le sexe n’a été observée au niveau des résultats de survie ou de récidive.

Pourquoi est-ce important ?

  • Une meilleure connaissance des éventuelles différences fondées sur le sexe au niveau des effets toxiques pourrait permettre d’affiner la radiochimiothérapie et la chimiothérapie adjuvante à base de fluorouracile.

Protocole de l’étude

  • Une analyse post-hoc a été réalisée à partir des essais randomisés de phase III CAO/ARO/AIO-94 et CAO/ARO/AIO-04 (n = 1 016 ; 291 femmes).
  • Les patients inclus étaient atteints d’un cancer rectal de stade cT3, cT4 ou avec atteinte ganglionnaire. Ils étaient traités de façon homogène par radiochimiothérapie à base de fluorouracile, suivie d’une chirurgie et de quatre cycles de traitement adjuvant par fluorouracile.
  • Financement : La Ligue allemande contre le cancer a financé les essais.

Principaux résultats

  • L’âge médian était de 62 ans (intervalle interquartile : 55–69).
  • Les hommes et les femmes présentaient des facteurs pathologiques cliniques et post-radiochimiothérapie similaires.
  • Les femmes étaient moins susceptibles de :
    • faire l’objet d’une chirurgie abdomino-périnéale : 18,9 % contre 27,6 % (P = 0,009) ; ou
    • présenter des complications postopératoires : 32,3 % contre 43,0 % (P = 0,005).
  • Les femmes étaient plus susceptibles de présenter :
    • une diarrhée de grade 3–4 induite par la radiochimiothérapie : 17,2 % contre 8,1 % (P 
    • une leucopénie : 28,6 % contre 20,5 % (P = 0,04).
  • Aucune différence significative n’a été observée entre les hommes et les femmes au niveau de l’observance du traitement pendant la radiochimiothérapie néoadjuvante ou la chimiothérapie adjuvante, de la survie sans maladie (SSM), de la survie globale (SG), de la récidive locale ou des métastases à distance.

Limites

  • Analyse post-hoc.