Cancer récidivant de l’ovaire : le cabozantinib essuie un échec dans un essai de phase II

  • Matulonis UA & et al.
  • Gynecol Oncol
  • 23 déc. 2018

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Chez les patientes atteintes d’un cancer récidivant de l’ovaire, l’administration quotidienne de cabozantinib entraîne une SSP similaire à celle associée à l’administration hebdomadaire de paclitaxel, mais une SG et une survie sans événement (SSE) plus courtes, ainsi qu’un taux de réponse globale (TRG) inférieur.
  • Les toxicités gastro-intestinales étaient plus fréquentes avec le cabozantinib.

Pourquoi est-ce important ?

  • Des essais évaluant un traitement combiné avec le cabozantinib sont en cours.

Protocole de l’étude

  • Étude de phase II du groupe NRG d’oncologie/oncologie gynécologique : 111 patientes atteintes d’un carcinome épithélial persistant ou récidivant de l’ovaire, de la trompe de Fallope ou d’un carcinome péritonéal primitif ont été affectées de manière aléatoire selon un rapport de 1:1 pour recevoir 60 mg de cabozantinib par jour ou une dose hebdomadaire de paclitaxel.
  • Critère d’évaluation principal : SSP.
  • Financement : Institut national américain du cancer (National Cancer Institute).

Principaux résultats

  • Le suivi médian était de 13,9 mois pour le groupe cabozantinib et de 14,5 mois pour le groupe paclitaxel.
  • La SSP médiane n’était pas significativement différente entre le cabozantinib et le paclitaxel (5,3 mois contre 5,5 ; RR : 1,1 ; P = 0,64).
  • Le cabozantinib était associé à une SG (19,4 mois contre non atteinte ; RR : 2,27 ; P = 0,04) et une SSE (3,5 mois contre 5,0 ; RR : 1,81 ; P=0,01) médianes significativement plus courtes que le paclitaxel.
  • Le TRO était plus faible pour le cabozantinib que pour le paclitaxel hebdomadaire (7 % contre 24,1 %).
  • Les toxicités gastro-intestinales (nausées, diarrhée et douleur abdominale) étaient plus fréquentes avec le cabozantinib.

Limites

  • Étude menée en ouvert.