Cancer : l’efficacité du traitement par immunothérapie anti-PD1/PD-L1 prédite par l’intelligence artificielle.

  • Lancet Oncol

  • Par Laurence Rous
  • Actualités médicales
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A retenir

  • L’efficacité du traitement par immunothérapie anti-PD1/PD-L1 pourrait être prévue par la signature radiomique des cellules CD8.
  • Ces résultats prometteurs, s’ils sont confirmés lors d’études randomisées prospectives, devraient éviter les traitements inutiles et coûteux et le recours aux biopsies.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le traitement par immunothérapie anti-PD-1/PD-L1 restaure les fonctions immunitaires antitumorales.
  • Il est efficace chez 15 à 30% des patients, sans qu’il soit actuellement possible d’identifier avec certitude les patients répondeurs.

Conception de l’étude

  • 1 set de patients avec une tumeur solide pour le développement de la signature radiomique (cohorte MOSCATO, N=135), 1 set pour sa validation (base de données Cancer Genome Atlas, N=119), et 2 sets (l’un avec les phénotypes immunitaires présumés, N=100, et l’autre avec des patients traités par anti-PD1/PD-L1, N=137) pour évaluer le score prédictif issu de l’entrainement de la machine.
  • Hypothèse : plus l’environnement immunologique tumoral est riche en cellules CD8 plus le traitement sera efficace.
  • Etude réalisée par des ingénieurs et médecins-chercheurs de Gustave Roussy, CentraleSupélec, l’Inserm, l’Université Paris-Sud et TheraPanacea avec le soutien financier de la Fondation pour la Recherche Médicale, SIRIC-SOCRATE 2.0, et la Société Française de Radiothérapie Oncologique.

Principaux r ésultats

  • La signature radiomique des cellules CD8 comprend 8 variables, validées par l’expression génique des cellules sur le set de validation (AUC=67% [0,57-0,77], p=0,0019).
  • Chez les patients traités par anti-PD-1/PD-L1, un score radiomique initial élevé (par rapport à la valeur médiane) était associé avec plus grande proportion de patients atteignant une réponse objective à 3 mois (p=0,049) ou une réponse objective (p=0,025) ou stable (p=0,013) à 6 mois.
  • Un score radiomique initial élevé était associé à une amélioration de la SG (analyse univariée, SG médiane 24,3 mois versus 11,5 mois, HR=0,58 [0,39-0,87], p=0,0081 ; analyse multivariée, HR=0,52 [0,35-0,79], p=0,0022).

Limites

  • Etude rétrospective.